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Andohatapenaka – Le désordre s’installe à la gare routière Maki

Les étals des gargotiers illicites longent la muraille du stade Maki à Andotapenaka.

L’anarchie prend place autour de la gare routière Maki. Des mesures seraient prises à l’encontre des marchands illicites.

À un an et demi de l’ouverture de la gare routière Maki à Andohatapenaka, le désordre s’installe progressivement à l’intérieur et aux alentours de l’infrastructure. Le devant de la gare routière qui sert, également, d’arrêt de bus pour des lignes suburbaines, empeste l’urine. Alors qu’à l’intérieur, il y a un bloc sanitaire. Dans sa cour, quelques gargotes qui n’existaient pas, lors de son inauguration, ont vu le jour. Et autour de ces vendeurs de nourriture qui utilisent des bâches pour servir de toit, des restes de nourriture comme du riz, des os, s’éparpillent, de quoi attirer les rats et à déprécier cette belle infrastructure.
Non loin de la gare, des gargotiers se sont installés « illicitement » dans le canal qui sépare la route de la francophonie et la muraille du stade Maki à Andoha­tape­naka. Ils ont mis en place des petites échelles pour faciliter l’accès à leurs clients. Avec leurs plats bon marché, (ndlr : 1 500 ariary et 2 000 ari­ary), ils espèrent tirer profit aux côtés des voyageurs et du personnel des coopératives de la gare qui ne peuvent pas se permettre les plats des gargotes dans la gare routière où ils sont vendus entre 3 000 ariary et 6 500 ariary.

Expulsion en vue
« Nous voulions être dans la légalité et louer un box dans cette gare, mais on nous a dit qu’il faut payer 4 millions d’ariary. Et entre 2 millions et 3 millions d’ariary pour les gargotes. Des sommes que nous ne trouverons jamais. Je suis un ex-militaire sans travail fixe, depuis un accident », explique Rado Harisoa, un gargotier. Hanitra Rafano­mezan­tsoa, responsable technique auprès de la gare, précise que cent vingt demandes de locations de place ont été reçues au début. « Avec les cinq gargotes, c’est déjà difficile de gérer. Comment on va faire avec cent vingt ? Concernant les tarifs, la location est d’un million d’ariary par mois. C’est pour payer nos charges », enchaine-t-elle.
L’expulsion de ces gargotiers illicites aurait déjà été discutée par les responsables de la commune urbaine d’Antananarivo, les forces de l’ordre et le gestionnaire de la gare. « Nous allons commencer par une sommation, la semaine qui vient (ndlr : cette semaine). Ils ont 48 heures pour quitter les lieux », affirme la source.
Le gestionnaire de l’infrastructure admet qu’il est difficile de gérer les gens.
« Nous avons affiché partout qu’il est interdit d’uriner n’importe où. Nous avons sensibilisé sur la propreté. Il y a eu des améliorations, mais, nous avons encore des défis à relever. Nous envisageons, entre autres, de faire une construction en dur pour les lieux de restauration. Nous attendons le feu vert du ministère du Transport », conclut Hanitra Rafanomezantsoa.

 

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