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Fonction publique – Une hausse exceptionnelle de salaire de 25%

Le  président  de  la  République, lors de son discours télévisé.

La journée du 1er mai a été marquée par l’annonce d’une hausse des salaires par le président de la République. Pour la fonction publique, la hausse exceptionnelle de 25% pour le salaire minimum est à souligner.

À appliquer dès ce mois de mai. Voilà les directives de Andry Rajoelina, président de la République, concernant la hausse des salaires des agents de la fonction publique. Une mesure qu’il a soulignée durant son discours à l’occasion de la fête du travail, le 1er mai. Le chef de l’État s’est tenu au timing d’annoncer la décision sur la hausse des salaires le 1er mai. Comme un symbole donc la solution étatique pour atténuer les effets de la hausse des prix a été officialisée lors de la fête du travail. Pour la fonction publique, l’option choisie est un taux de hausse gradué selon la catégorie des salariés. Un taux qui va de 5% pour les salaires les plus élevés, en passant par 13% pour les salaires intermédiaires ou moyens, et de 25% les salaires les plus bas.

C’est ce chiffre de 25% qui a marqué le discours présidentiel de dimanche. Il s’agit d’une première, en effet. Jamais une hausse aussi conséquente n’a été décidée. «Ceux qui ont les plus gros salaires bénéficieront d’une hausse moins élevée que ceux qui ont les salaires les plus bas. C’est une organisation nécessaire au nom de la solidarité et de l’entraide en ces temps difficiles», déclare Andry Rajoelina.

Hausse du revenu minimum

C’est dans cette optique, justement, qu’il a appelé à collaboration le secteur privé, pour l’application d’une hausse de la paie des salariés.

La hausse des salaires est une réponse à la hausse des prix, conséquence de la combinaison de la crise sanitaire, des catastrophes naturelles et, maintenant, de la crise mondiale causée par la guerre en Ukraine. L’imminence d’une hausse du prix du carburant, notamment, a décidé l’État à l’appliquer afin d’amortir un choc économique trop important pour les ménages. L’adhésion du secteur privé est ainsi incontournable.

L’État a convié à une réunion, les organisations des patronat, à Iavoloha, vendredi. Durant cette rencontre, ces représentants du secteur privé ont mis sur la table la hausse des salaires de 9,9% décidée entre les partenaires sociaux, en mars. Un taux trop bas du point de vue étatique. Le porte-parole du patronat reconnaît, lui aussi, que cette hausse est insuffisante. Il a, toutefois, mis en avant les difficultés rencontrées par les entrepreneurs et les entreprises, pour défendre la position de son camp.

Lorsqu’il est appliqué sur le salaire minimum actuellement en vigueur qui est de 200 000 ariary, cette hausse de 9,9% donne près de 220.000 ariary. «Je suis pourtant conscient et convaincu que plus d’efforts sont nécessaires pour permettre aux ménages de supporter leurs dépenses quotidiennes. Il est nécessaire d’augmenter autant que possible le salaire minimum pour soutenir les plus vulnérables. Afin que cette hausse ait des impacts concrets pour chaque ménage», soutient Andry Rajoelina.

Le président de la République annonce alors, que pour le secteur privé, la décision issue de la réunion de vendredi, est la hausse du revenu minimum à 250 000 ariary. Afin de permettre aux entreprises d’assurer à leurs salariés ce revenu minimum de 250 000 ariary, l’État va prendre en charge les 30 000 ariary en plus des 220 000 ariary décidés par les partenaires sociaux.

Quinze nouveaux hôpitaux à construire

Durant l’inauguration de l’hôpital «Manarapenitra», de Morondava, samedi, le président Andry Rajoelina, s’est félicité du fait que treize nouveaux établissements hospitaliers ont été édifiés depuis le début de son mandat. Il a cité en exemples ceux d’Ihosy, Maintirano, Manandriana, Ambohimahasoa, Beloha Androy, ou encore Ankilizato. Le chef de l’État a souligné, par ailleurs, que le Conseil des ministres a acté que quinze autres nouveaux hôpitaux seront construits à partir de cette année. Manakara, Ambilobe, Farafangana, Vangaindrano, Ambositra, Ampanihy, Bekily, Ambatondrazaka, Maroantsetra, Sambava, Atsimondrano, Ambovombe, Amboasary Atsimo et Mananara Avaratra seront les localités bénéficiaires. Le locataire d’Iavoloha ajoute, de plus, que le budget pour assurer la gratuité des premiers soins d’urgence est revu à la hausse. Une enveloppe de 12 milliards d’ariary est désormais mise à disposition pour concrétiser ce projet jusque dans les grands centres hospitaliers et jusque dans les Centres de santé de base (CSB).

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  • Le président de la république ne  » fait  » pas les salaires des entreprises dans une économie de marché surtout en plus ce pouvoir n’a levé ps le petit doigt pour soutenir le secteur privé par un plan de relance financier durant la crise sanitaire . Une augmentation de salaire entraîne ipso facto une spirale inflationniste . Entre temps on continue à importer du riz qui va aggraver le déficit budgétaire et va pénaliser la production locale . Il faudrait donc voir encore avec le FMI des aides budgétaires à court terme . Il n’y a rien à attendre de ces constructions d’hôpitaux si c’est uniquement pour avoir la fondation et …les murs peints en orange . Rappelons que le PIB par tête était de 554 euros en 2019 et il a chuté à 532 euros en 2020 . Autrement le pays s’appauvrit avec maintenant 86 % de la population qui vivent sous le seuil de la pauvreté . On sent bien à travers cette augmentation des salaires de base chez les fonctionnaires que le pouvoir craint fort une explosion sociale et certainement les événements contre la vie chère à l’île Maurice ne font pas dormir tranquillement sur leurs lauriers les dirigeants actuels .