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1er Mai – Les syndicats retrouvent des couleurs

Le 1er mai a été marqué par un défilé de quelques syndicats dans les rues de Tana.

Après deux années consécutives de confinement où la célébration de la journée internationale du travail a subi des mesures restrictives liées à la Covid-19, la marche syndicale a réuni plus d’une dizaine de syndicat pour marquer cette journée par une marche depuis Ambohi­jatovo vers Mahamasina. « La célébration de la journée internationale du travail est une occasion de mettre en exergue les problèmes liés au domaine du travail. Deux messages sont véhiculés pendant cette journée, le premier est que la journée est celle d’une célébration pour tous les travailleurs, le deuxième consiste à parler des problèmes qui persistent dans le monde du travail actuellement », avance Jerisoa Ralibera, président du syndicat des sage-femmes et paramédicaux de Madagascar.

Durant ce sit-in, plusieurs points ont été évoqués par les syndicats et qui pèsent sur les travailleurs. Le premier point parle de la création d’emplois. En second point, les syndicats réclament l’augmentation du salaire proportionnelle au coût de la vie. Et le troisième point insiste sur l’État de droit où la paix règne et qui sera loin de toutes formes de corruption. En effet, la précarité des conditions de travail préoccupe les syndicats. La voix des syndicats évoque la précarité des conditions surtout dans le cas du post Covid-19. « On constate actuellement que les conditions pour que les salariés puissent améliorer leur productivité ne sont pas remplies », déplore Jerisoa Ralibera. Les mauvaises conditions de travail s’étendent sur tous les secteurs. Les différents aspects so­ciaux notamment pour le secteur privé ont été évoqués à maintes reprises.

Négociation collective

De leur côté, la confédération syndicale soulève l’importance d’un dialogue social. « On doit privilégier la négociation collective dans une entreprise. Le fonctionnement de celle-ci en dépend. Il est important de privilégier le dialogue tripartite, entre autres mettant tous les acteurs, l’État, l’employé et l’employeur. Les employeurs doivent également consulter les employés à chaque prise de décision concernant les conditions de travail et les droits des employés », argumente Jerisoa Ralibera. En plus des conditions de travail, la con­- fédération fait appel à la célérité des procès au niveau de la juridiction de travail. « Nous déplorons la lenteur des procès sur les affaires en cours en matière de travail. Certaines affaires soumises à la juridiction depuis 2013 n’ont pas pu aboutir même jusqu’à maintenant », indique Rémi Henri Boutoudi, secrétaire général de la con fédération des travailleurs de Madagascar (CTM).

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