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Mesures restrictives – Odeur de souffre sur l’île aux parfums

Ras-le bol. La population de Nosy-Be dont une grande majorité vit des activités gravitant autour du tourisme (hôtelleries, restaurations, locations de voitures, guides, plongées sous-marines…) ont haussé le ton. Ils ne supportent plus les dispositions contraignantes prises par les autorités locales. Ces opérateurs touristiques ont exigé des réponses claires et sans équivoque de la part des responsables locaux sur le devenir de leur gagne pain.

Les derniers recensements sur les conséquences indirectes de la crise sanitaire sur l’économie nationale ont encore révélé que ceux qui vivaient du tourisme ont été les plus nombreux à perdre leurs emplois. Le 1er octobre, constatant une fausse accalmie sur le front de la lutte contre la pandémie du coronavirus, il a été décidé la réouverture de l’aéroport de Nosy-Be aux trafics des transports aériens internationaux et régionaux. Mais la brusque envolée du nombre des nouveaux cas de contaminations, par l’entremise du variant sud-africain, a conduit à cette fermeture de la porte d’entrée provisoire du pays.

En fait, ce qui a mis le feu aux poudres, aurait été l’arrivée du « dernier vol de rapatriement » d’Air France du 26 avril. Pourquoi accorder une exception tout le temps à l’aéroport d’Ivato, s’interrogent ces frustrés du confinement, e t les priver d’une telle aubaine. En fait, des contestations de ces contraintes imposées par l’état d’urgence sanitaire, commencent à se faire jour.

Au nom de leur survie, Des marchands de fruits et légumes s’offusquent des privilèges accordés aux seuls épiciers des quartiers. Qui peuvent vendre jusqu’à 13 heures le week-end. Des présidents des coopératives des taxis-brousse souhaitent rencontrer le président de la république, Andry Rajoelina, pour évoquer leurs situations, de plus en plus intenables.

En fait la gestion globale des effets nocifs du coronavirus peut devenir des motifs politiques pouvant mettre en difficulté le régime en place. Car, à la longue, des voix vont s’élever de toutes parts pour refuser les décisions avancées par les autorités. Le vrai danger qui guette les dirigeants viendrait de ce sentiment que les sacrifices endurés par la population, n’aurait servi à rien pour endiguer la propagation du coronavirus. À défaut de le faire disparaître de la circulation. Il est plus que temps de trouver une issue à cet engrenage infernal qui dure déjà une année.

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