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Editorial

Variant du confinement

Sept cents nouveaux cas et quarante-et-un morts en trois jours. On n’ose plus ouvrir les réseaux sociaux ni les pages nécrologie des journaux de peur d’y trouver son nom. Eh oui, quand on voit que tout le monde part autour de vous, on se dit bien que votre tour ne saurait pas tarder. C’est d’autant plus vrai que l’évolution de la Covid-19, vous l’aurez devinée il s’agit bien de ce redoutable virus, est fulgurante.

Entre l’irritation de la gorge et les difficultés respiratoires il ne se sera pas passé de longues heures. Et la mort survient. C’est d’autant plus vite que le délestage abrège souvent la souffrance sans qu’on ait demandé l’euthanasie. Des malades sous oxygène auraient succombé à cause du délestage. Quelle déveine! Quel destin! C’est vraiment bête de mourir d’une coupure d’électricité alors que le problème de tout le monde est l’oxygène. Eh oui, après l’électricité et l’eau, voilà un autre élément vital qui nous manque. Ça ne manque vraiment pas d’air.

Pourtant, l’année dernière, l’État avait reçu pas mal de concentrateurs et d’extracteurs d’oxygène. Moins d’un an après, on fait face à une crise grave don t dépend la vie de plusieurs personnes. La demande actuelle en oxygène est nettement supérieure à la production du fournisseur officiel.

À côté de ce problème pour le moment sans solution, l’épidémie évolue au tripe galop. On ne sait pas comment la neutraliser. Le président de la République s’adressera à la Nation ce soir pour en parler. Les mesures oscillent entre un retour au confinement et un redoublement de rigueur dans l’application des gestes barrières. En somme, il va falloir trouver un variant au confinement. Une mesure ba tarde qui puisse mettre à la fois un frein à la propagation du virus et permettre à l’économie de tourner.

Le président doit faire preuve de qualité de funambule pour y arriver. On n’aimerait pas être à sa place pour trancher car on sait que quoiqu’il décide, il y aura toujours des mécontents, il y aura toujours des râleurs. La meilleure décision est celle qui n’a jamais été prise.

L’erreur aura été d’avoir pris des décisions radicales tout au début de la pandémie alors qu’on n’en était qu’à trois cas qui ont tué le secteur privé et l’économie en général. Comme le confinement n’est pas adapté à la pauvreté, le Président doit recourir à son talent de prestidigitateur pour résoudre l’équation. Puisse l’esprit de Pâques l’aider.

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