Opinions

Texto de Ravel – De Fadel à Fanon

«Il n’y a pas de destin forclos, il n’y a que des responsabilités délaissées » (Fadel Barro). La nature a fait que tout soit interdépendant. Les êtres vivants du règne animal et végétal sont l’expression sous une autre forme du règne minéral. Pour preuve, que devenons-nous une fois que le souffle sacré de la vie nous quitte ? Rien d’autre que du
minéral. Comme la nature est faite de diversité et de complémentarité, les êtres humains ne font pas exception à cette règle. Nous naissons différents autant dans l’aspect physique, la manière de fonctionner, la manière de penser. Une différence qui devait très surement nous démontrer notre complémentarité en tant qu’être humain. Seulement, il est triste de voir qu’au lieu de les voir comme une richesse, nous y avons vu une source de conflit.
Sur la base de ces différences, que ce soit de nationalité, de religion, d’appartenance ethnique, de couleur de peau, de niveau de vie, des personnes ont été et sont encore mises à l’écart. C’est le cas des personnes vivant avec un handi­cap. Partout dans le monde la vie de ces personnes et celle de leurs familles reste difficile. La situation est d’autant plus ardue pour ceux qui vivent dans des pays où rien n’est fait et où tout est urgence. Tel est le cas de Madagascar. Ces difficultés sont démultipliées quand le handicap ou la différence en elle-même n’est pas acceptée comme telle. Quand elle est perçue comme l’effet d’un sortilège ou l’œuvre du démon.
Pourtant, comme la nature est diverse, l’humain l’est aussi. Les personnes différentes souffrent encore aujourd’hui, non pas parce que la nature les a mal loties, mais parce que nous ne prenons pas nos responsabilités pour que cessent les injustices. Beaucoup pensent qu’ils n’ont nullement une part de devoir à accomplir dans tout cela.
« Chaque génération, doit dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir » (Frantz Fanon). La situation est ce qu’elle est et nous devons agir. Le pire c’est de se taire devant ce qui se passe. Chaque génération a le devoir de faire changer les lignes. Il est important et urgent que chaque être humain puisse trouver son chemin pour contribuer à l’amélioration d’un lendemain commun. Agir non pas dans son seul intérêt mais pour le bien-être commun. Des jeunes du monde entier se lèvent actuellement pour la nature, pour la bonne gouvernance, pour les réfugiés, pour tant d’autres combats qu’il est difficile de tous les citer ici.
Madagascar n’est pas en reste. Le 02 avril a été la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. Une différence qui est de plus en plus connue dans la Grande île. En quatre ans de dur labeur, des jeunes gens ont réussi à faire parler de cette journée. Ils ont su faire communier les deux citations susmentionnées. Une génération qui connait sa mission s’est engagée pour que des petits autistes Malgaches puissent demain avoir un lendemain meilleur.
Souvenons-nous que chacun à son niveau peut changer quelque chose. Vous qui lisez ce texte avez aussi une mission à accomplir pour que la différence ne soit plus perçue comme une chose négative mais plutôt comme une béné­diction. Très bon courage à tous les parents et tous les aidants. Un clin d’œil à nos dirigeants pour que des mesures soient prises au-delà des discours.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter