FACILITÉ ÉLARGIE DE CRÉDIT - Le FMI va débloquer 31,9 millions de dollars


Le Fonds monétaire international approuve un décaissement de 31,9 millions de dollars dans le cadre de la troisième tranche de la Facilité élargie de crédit. L’éducation et la santé vont en bénéficier. C’est presque une certitude. Le ministère de l’Économie et des finances annonce que dans les prochains jours le Fonds monétaire international, FMI, va décaisser 24,44 millions de Droits de tirages spéciaux, DTS, pour Madagascar. Soit l’équivalent de 31,9 millions de dollars, au titre de la troisième tranche de la Facilité élargie de crédit, FEC, pour la Santé et l'Éducation. Il est donc acquis que le FMI approuve l’affectation des allocations budgétaires plus conséquentes pour ces deux domaines sociaux. S’y ajoutent l’eau, l’assainissement, l’hygiène, la population et la promotion féminine. Le FMI a toujours émis des réserves quant à l’utilisation des 333 millions de dollars en guise de soutien au programme gouvernemental de lutte contre la propagation du coronavirus. Mais les publications critiques de la Cour des comptes à ce propos, a plus ou moins rassuré le FMI sur la transparence dans cette adversité commune. Ces 333 millions de dollars ont été octroyés avec la formule Facilité de crédit rapide, FCR. Au contraire de la FEC, aucune conditionnalité particulière n’a été imposée. Pas plus qu’une mission de revue n'est intervenue pour mesurer l’atteinte des critères de performance. Pour la FEC, cette inspection s’est déroulée dans une certaine discrétion. Le maintien de Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison au poste de ministre de l’Économie et des finances, avec les membres de son équipe, aurait facilité les pourparlers. Si les bailleurs de fonds acceptent les incessants remaniements, ils préfèrent aussi une certaine stabilité dans la continuité de leurs actions. Un ministre qui entre au gouvernement vient avec le staff technique de son choix. Ce qui équivaut à une cascade de nominations prises en conseil des ministres. Dépenses inefficaces L’autre souci du FMI reste, comme une tangente, la mobilisation des recettes publiques. Par les efforts de la Direction générale des impôts à ramener sur le droit chemin les nombreux acteurs du secteur informel, et par la digitalisation de ses services pour faciliter les déclarations fiscales et le paiement des impôts, le taux de pression fiscale ramené au Produit intérieur brut, PIB, serait de 12,1% cette année. Une progression attendue mais encore loin des performances africaines qui culminent, en moyenne, à plus de 20% du PIB. L’innovation dans la loi de finances initiale 2023 a été la dissociation du Code des impôts, CDI, au Code de procédures. Pour plus d’efficacité, explique la Direction générale des impôts. La FEC a été obtenue le 12 février 2021 pour un montant total de 312 millions de dollars, sous un programme s’étalant à soixante mois. Une première tranche de 69 millions de dollars a été accordée aussitôt par le Conseil d’administration du FMI. La seconde n’a été approuvée que le 12 septembre 2022. Les discussions sur les 333 millions de dollars, la contribution du FMI au Fonds-Covid, auraient été à l’origine de ce retard. Mais il y avait aussi d’autres considérations comme les subventions accordées à la Jirama. Passant de 180 à 500 milliards d’ariary. Pour le FMI, ce sont autant de dépenses inefficaces pour la caisse de l’État.  
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