DIPLOMATIE - Diana raffermit la coopération militaire et économique


Depuis mercredi, la ville d’Antsiranana étoffe ses relations diplomatiques en recevant deux délégations étrangères, indienne et française. La première est conduite par le nouvel ambassadeur de l’Inde à Madagascar, Bandaru Wilsonbabu. La deuxième, composée de missionnaires en provenance de Paris, est dirigée par le premier conseiller de l’ambassade de France, Marc Seviès. Dès leur arrivée, les deux délégations ont été successivement reçues par le gouverneur de Diana, Taciano Rakotomanga, entouré à chaque fois, par les autorités régionales civiles et militaires. La première visite de l’ambassadeur de la République parlementaire fédérale de l’Inde a été l’occasion pour les deux parties de raffermir les relations entre les deux pays, surtout en termes de coopération militaire. Elle a aussi permis de revoir les projets communautaires avec l’ambassade indienne. Des navires de guerre indiens ont déjà fait des escales à Antsiranana à plusieurs reprises. Durant la pandémie de la Covid-19, un autre y a accosté pour apporter des médicaments et des vivres aux populations nécessiteuses. [caption id="attachment_143664" align="alignleft" width="468"] La délégation française et les autorités locales.[/caption] Deux navires de guerre La préparation d’une escale de deux navires de guerre indiens ce mois-ci, figure dans l’agenda de l’ambassadeur. Celui-ci a d’ailleurs mis à profit son passage dans la ville du Nord, pour visiter les infrastructures de la base navale d’Antsiranana. Côté français, la délégation est spécialement venue pour raviver la coopération qui existe déjà entre la France et la région Diana. Elle séjournera à Antsiranana pour trois jours, ayant pour objectif de renforcer le partenariat franco-malgache. « J’espère que cette visite apportera beaucoup plus de résultats pour le développement de la région », affirme, le gouverneur Taciano Rakotomanga, dans son intervention Selon les explications, cette venue de la délégation française s’inscrit dans le cadre des besoins exprimés par la partie malgache, surtout concernant la protection de l’environnement et la réhabilitation du tissu socioéconomique de la région. C’est dans cette optique que les visiteurs essaient, durant leur passage, de définir avec les autorités locales des pistes dans des domaines précis. Et ce, à la suite de la dernière rencontre entre les deux chefs d’État qui ont alors abordé la sécurité et la sûreté maritimes, deux points toujours prioritaire dans leur action. « En tant qu’État, nous, les Français, sommes toujours concernés par les enjeux maritimes. C’est autour de tous ces enjeux communs que nous désirons construire ensemble des projets partenariaux qui répondent à vos besoins et qui nous permettent de renforcer davantage la coopération franco-malgache. Ce qui explique notre présence à Madagascar et dans les pays voisins de l’océan Indien », explique Marc Seviès. Comme le secrétaire général du ministère de la Défense nationale, l’amiral Antoine de Padou Ranaivoseheno, a participé à la discussion, il a tenu à spécifier qu’un changement de paradigme s’est opéré. Ainsi, si auparavant, la région Diana a bénéficié d’une coopération bilatérale franco-malgache, désormais, le projet que l’on veut mettre en place sera un projet national. Il s’agit précisément de la transformation de la ville en un pôle économique, qui sera le poumon de la Grande ile.
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