Régions

Boeny – Deux cent mille hectares pour du charbon

Plus de 223 000 ha seront gérées pour la production de charbon de bois.

Gérer la production du charbon de bois afin de préserver les forêts du Boeny. C’est une étape dans l’utilisation rationnelle de l’énergie bois.

Le bilan de l’année 2019 a été positif pour la direction interrégionale de l’Environnement et du développement durable (DIREDD) Boeny. Son directeur, Ihando Andrianjafy, en a dressé le tableau des résultats.

Plus de 96.5% des foyers à Mahajanga utilisent l’énergie charbon de bois. La dépense annuelle est de 477 877 m3 dont 78% sont produits par les forêts naturelles, 22% proviennent des autres bois de forêt et aucun par le reboisement.
« Si des mesures ne sont pas prises rapidement, toutes les forêts de la région Boeny seront décimées », a expliqué le directeur.

Durant l’atelier de l’élaboration du Schéma directeur d’approvisionnement urbain en bois énergie (SDAUBE), il y a trois semaines, il a été fixé que jusqu’en 2030, le reboisement pour la production de charbon de bois sera augmenté jusqu’à 7 000 ha dans la région Boeny.

L’utilisation d’énergie, autre que le bois, sera relevée à 35%, contre 95% pour le taux d’utilisation de réchaud « fatapera mitsitsy ». La gestion du développement durable des forêts pour l’obtention de charbon de bois sera également accrue à 223 400 ha. Tandis que les 6 720 producteurs de charbon seront formés sur les techniques de production.

Répressions
Par ailleurs, le bilan de l’année 2019 a été présenté durant cette cérémonie de fin d’année à Mahajanga be, siège de la DIREDD.
« Plus de trois cent quatorze missions intérieures ont été réalisées, l’année dernière. Nous avons parcouru 194 014 km et réalisé une intervention de 3 485 hommes/jours. Ces missions ont permis de diminuer de 10% les points de feu dans les zones d’intervention, d’augmenter de 250% les superficies reboisées jusqu’à 9 014 ha, de sensibiliser dix mille personnes sur la protection de l’environnement, et de maîtriser les pollutions d’origine industrielle à travers les contrôles », a résumé Ihando Andrianjafy.

Les opérations de répressions, surtout au niveau des aires protégées (Ankarafantsika et Complexe Mahavavy Kinkony), ont été aussi fructueuses avec soixante-trois personnes placées sous mandat de dépôt (+110% par rapport à celui de 2018).