Régions

Alaotra – Des problèmes freinent le développement

Les feux de brousse (ici sur les montagnes bordant la Vallée Mariane) minent  les espaces cultivable dans l'Alaotra.

Face à la situation dans laquelle la partie centrale de la région Alaotra-Mangoro se trouve, des associations naissent. La plupart d’entre elles sont des associations des jeunes sortants des universités et des grandes écoles. Leur objectif consiste à trouver des solutions adéquates pour le développement de l’Alaotra, une étendue comprenant deux districts, Amparafaravola et Ambatondrazaka. C’est dans cette zone que se situe la plus vaste surface rizicole du pays, le premier grenier à riz.

« Mais, en réalité, le taux de production à l’hectare est loin d’atteindre l’idéal tant proposé par tous les techniciens au cours des ateliers ou des réunions. C’est pour cela que nous avons créé notre groupe pour procéder à une approche bien améliorée afin de sensibiliser davantage tous les paysans, les premiers bénéficiaires des avantages de presque tous les projets de développement dans cette zone », a mentionné l’un des présidents des associations des jeunes postuniversitaires en réunion à Ambatondrazaka une semaine avant la fin de l’année 2019.

Un autre coprésident à la tête d’une association féminine, de son côté, a noté que le problème de développement de l’Alaotra n’est pas seulement celui de l’agriculture ou de l’élevage.
« L’Alaotra mérite des efforts multisectoriels car les facteurs de blocage du développement dans cette zone purement économique et socioculturelle viennent de partout. Permettez-moi de citer quelques exemples. En premier lieu les problèmes de gestion de l’eau et des barrages. Ensuite, le laisser-aller dans la protection de l’environnement et dans l’éducation/enseignement. On parle aussi de trafic routier et des infrastructures sanitaires pour la population sans parler de l’insuffisance du personnel spécialisé dans tous les secteurs ».
« Espérons qu’ils trouvent la bonne voie et souhaitons qu’ils ne tardent pas à faire quelque chose pour l’avenir de l’Alaotra et du Mangoro, pourquoi pas ? Dans tous les cas, ce sont deux zones inséparables », se félicite un ancien haut employé de l’État à la retraite.