Culture

Urban Futsal Andraharo – Sylvain Subervie captive par la finesse de ses sculptures en fer

C’est ici que Sylvain Subervie s’est redécouvert à travers la forge du fer. Devenu pour lui une forme d’art salvatrice, il éblouit son concept de « Chrono Art Market ».

D’une manière abstraite, néanmoins accessible, ce sont des œuvres d’art inédites à base de sculpture métallique que quelques privilégiés ont eu le plaisir de découvrir dans la soirée du vendredi. Dans un lieu plutôt atypique pour un événement du genre, l’artiste français, Sylvain Subervie, se découvre ainsi à l’Urban Futsal Andraharo, le temps d’une exposition éphémère. Se présentant à travers son concept de « Chrono Art Market », l’artiste y convie quelques férus d’art à s’imprégner de ses créations en fer sculpté, mais aussi à entrevoir un peu plus leur essence et signification.

Comme l’indique son intitulé, la soirée laissait ainsi la part belle à la découverte tout en permettant à l’assistance d’acquérir, d’une manière exclusive, l’une des pièces de Sylvain Subervie lors d’une enchère dans un laps de temps bien défini. Son objectif étant de placer tous les amateurs d’art dans la même situation que des collectionneurs avertis. Un quart de siècle maintenant qu’il a embrassé sa vie dans la Grande île, ce pays qui l’inspire depuis et dont on ressent l’histoire à travers chacune de ses pièces. Exposant sa passion donc, il partage aussi sa vision de l’art aussi bien pour la scène nationale qu’internationale où il s’est forgé une réputation.

Deux pièces maîtresses

Plus reconnu outremer qu’il ne l’est dans le pays certes, Sylvain Subervie n’en demeure pas moins très attaché à Madagascar. C’est donc sous le parrainage de Nicolas Dupuis, illustre coach de l’équipe de football nationale, les fameux Barea de Mada-gascar, qu’il a présenté l’une de ses nouvelles créations. Il s’agit là de « la Balle » en fer, créée à cinq exemplaires uniquement. L’artiste le destine surtout aux passionnés de foot, de circonstance donc pour le coach qui ne s’est pas privé d’en acquérir une.

« Celui-là est définitivement pour moi, voyons! » scande-t-il en mettant la main au chéquier surprenant ainsi son épouse. De même, Sylvain Subervie y présenta aussi un exemplaire de sa pièce sa « Géométrie variable», qu’il a forgée à douze exemplaires au sein de son atelier. « En réalisant cette pièce, j’étais parti du postulat selon lequel, comment se présenterait un tableau si je devais en peindre un. Alors j’en ai fait un, mais toujours avec le fer comme matière première », écrit-il.

Estimé à partir de 5000 euros, la pièce aurait alors trouvé acquéreur lors de cette soirée, de quoi réjouir l’artiste. Évoluant dans l’univers de la mode et de la couture à ses débuts, avant de passer à la sculpture métallique, Sylvain Subervie est un artiste accompli. La forge du fer devenant pour lui l’expression de sa propre personnalité à travers un style qu’il décrit comme « Monumental».