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Jirama – L’absence d’un DG freine les réformes

L’État tarde à nommer le nouveau DG de la Jirama, alors que la grogne des consommateurs commence à déborder de partout.

Prévue être effective le mois de novembre, la nomination du Directeur General (DG) de la Jirama tarde. Les indiscrétions laissent entendre que les candidats en lice pour ce poste auraient déjà bouclé les entretiens avec le
cabinet international de recrutement, mandaté par la Banque mondiale. Le processus devrait être à la nomination du numéro un de la société d’Etat, qui va concrétiser les « Velirano » d’Andry Rajoelina. Il est plus que temps que le Chef de l’Etat aille dans ce sens, car la population a ras-le-bol des bidons jaunes et des coupures de courant intempestives, qu’elle a héritées de la mauvaise gestion des dirigeants successifs de la compagnie nationale.

Heureusement, ces derniers jours, même s’il n’y a pas d’électricité, les éclairages publics dans le centre ville sont illuminés par des lampadaires solaires.

En août, le pouvoir a nommé Dr Albert Ravelo­jaona comme Directeur général par intérim de la Jirama. Une figure bien connue de cette société d’État, vu qu’il y a débuté sa carrière, en 1989, en tant que Chef de division mécanique. Au fil des années, il a grimpé les échelons. L’autorité de la Transition, l’a nommé Directeur général Adjoint Electricité en 2009, époque durant laquelle il a réussi à négocier l’installation d’un quatrième groupe de 34MW, dans la centrale hydro-électrique d’Andekaleka.

Suite à sa nomination en tant que DG par intérim de la Jirama, l’opinion avait déduit que son ascension à la tête de la Jirama n’était plus qu’une question de formalité, car il est l’un des partisans d’Andry Rajoelina. D’ailleurs, il fait partie des concepteurs de l’IEM (Initiative pour l’Emergence de Madagascar) Energie. À en conclure de cette péripétie, Andry Rajoelina n’a plus à faire quatre chemins pour parvenir au profil idéal de DG de la Jirama.

Bonne volonté

Discret et souvent dans l’ombre des autres instances décideurs de la Jirama, Albert Ravelojaona fait preuve d’une bonne volonté pour redresser cette société. Il a entamé sa prise de fonction par la résiliation de contrat de location de voitures qui aurait coûté plus d’un milliard d’ariary à la société d’État, en une année. Désormais, le mot d’ordre du DG par intérim est « moins de dépenses, mais plus de recettes ». C’est la raison pour laquelle, lui, le Conseil d’administration de la JIRAMA et le ministère de tutelle se tiennent la main pour vaincre la bataille sur la révision des contrats de la Jirama avec ses fournisseurs.

En parallèle, les ratissages mettent à nu des voleurs de courant de toutes catégories allant d’un simple ménage à de hautes personnalités, ou de grandes entreprises.

Ces derniers mois, ils ont été nombreux à avoir été démasqués par la Jirama. De source concordante, le vol d’électricité engendrait un manque à gagner de plus 500 millions d’ariary à cette société d’État, entre janvier et septembre de cette année. Les vols de courant sont loin d’être les seules cibles de cette chasse ouverte par la Jirama.

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