Social

Antohomadinika 3G Hangar – Les ordures immergent le quartier

Le fokontany 3G Hangar n’arrive plus à gérer les ordures qui s’entassent. Les habitants craignent le pire.

Comme d’autres quartiers de la capitale, le fokontany 3G Hangar, à Antoho­madinika, est parmi les fokontany qui rencontrent des problèmes en terme de gestion de déchets et ordures ménagères, depuis des années. Cela fait plusieurs mois que les ordures jonchent la ruelle de cette zone. Selon les habitants, ce sont des étrangers qui viennent jeter leurs ordures dans ce fokontany. Une situation qui crée une tension sociale entre les habitants et les fokontany voisins. « Des habitants d’autres fokontany déchargent leurs déchets chez nous. Il y avait des ordures ménagères et des ordures industrielles. Ce qui fait que la quantité de déchets augmente », se plaint Salimo Razafiamalala, une habitante du fokontany depuis vingt ans. D’autres habitants expliquent leur calvaire quotidien avec les ordures qui s’entassent depuis l’entrée du quartier. « Nous vivons avec des odeurs nauséabondes de ces ordures-là presque tous les jours. Mais on n’y peut rien. De plus, la situation n’est pas encore maîtrisée jusqu’à présent », avoue Richard Randrianirina, un membre du comité et habitant du secteur 2 dans le fokontany 3G Hangar.

Mobilisation

De leur côté, les responsables au niveau du fokontany avouent être impuissants face à la situation, malgré
les mesures déjà prises.

« Nous avons entrepris des actions comme l’instauration d’un garde bac, qui surveille toutes les personnes déversant leurs déchets chez nous, mais en vain. Il y en a encore qui le font pendant la nuit », explique Charles Soloniaina Rabemiafara, Vice-Président du fokontany.

Les habitants réclament que des bacs à ordures soient implantés sur le lieu afin de mieux gérer les ordures dans le secteur concerné. « Nous exigeons que des bacs à ordures soient mis à notre disposition », réclame Patricia Tsifaramalala, habitante.

« Nous vivons du désagrément causé par les ordures qui débordent de partout. Avec les odeurs et les risques de maladie causés à nous et nos enfants », poursuit-elle. Une grande mobilisation s’est effectuée samedi, à la suite du
« Tagnamaro » organisé le 19 octobre dernier. Cela s’est concrétisé par l’aménagement du côté de la ruelle en plantant des verdures pour améliorer le paysage tout au long du canal C3.