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ATSIMO-ANDREFANA – La masculinité positive prodiguée par des jeunes

Toliara, l’avenue de l’indépendance.

De jeunes animateurs des districts d’Ampanihy et de Betioky sensibilisent les pères de famille à mieux cerner leurs rôles et attributions dans la gestion de leur vie familiale.

Les hommes à sensibiliser. La gestion de la vie familiale n’est pas seulement l’affaire des mères de famille, mais aussi et surtout des pères de famille. C’est l’objet de la formation et de la pratique des jeunes animateurs des districts d’Ampanihy et de Betioky, réunis dans la commune d’Ejeda, Ampanihy. La formation était axée sur la « masculinité positive » et assurée par l’association « Real Men », en partenariat avec l’Unicef. « Les pères de famille sont des alliés dans la protection des droits des enfants, et par extension, ceux des femmes.

Ils constituent ainsi des acteurs pleins de développement et de l’épanouissement des femmes et des enfants. La masculinité positive se travaille par les pères de famille pour qu’ils ne deviennent pas toxiques pour leurs femmes et les enfants», explique Sedera Lalason, fondateur et formateur au sein de l’association « Real Men ». Cinquante-six jeunes hommes et femmes animateurs ont appris les meilleures approches pour faire passer les messages essentiels de la masculinité positive. « Les thématiques ont tourné autour de la responsabilité des pères de famille, des types de violences basées sur le genre, des émotions et sentiments des hommes et du comportement qu’ils doivent adopter pour atteindre les résultats de masculinité positive » témoigne Tiaray, un jeune animateur de Betioky.

Poids

« Les hommes ont des sentiments et des émotions, même si on dit que les hommes ne pleurent pas souvent. Leurs émotions doivent être canalisées positivement pour que celles-ci ne se manifestent pas sous forme de violences physiques, verbales et morales sur leurs femmes et leurs enfants» explique un autre formateur. Les jeunes animateurs ont mis en pratique les sensibilisations par diverses manières telles que des réunions communautaires en salle ou en plein air, des visites à domicile ou sur les lieux de travail des pères de famille.

« Il s’agit de créer d’abord un terrain d’échanges avec les pères de famille et leur expliquer ensuite la situation dans laquelle leur famille doit se trouver idéalement, en prenant divers exemples » explique Juliana Faraniaina, jeune animatrice. Les sensibilisations se heurtent souvent à des refus culturels où les us et coutumes ne permettent pas entre autres aux hommes de faire des tâches ménagères, où les femmes n’ont pas droit à la parole.

Cela ne démotive pas les jeunes animateurs qui multiplient toutefois les sensibilisations. Selon les explications, les formations ont débouché sur des changements positifs. « Des hommes ont réalisé que leurs femmes travaillaient beaucoup pour faire fonctionner leurs foyers. Ils ont décidé de les aider. D’autres témoignent qu’ils ont changé de ton quand ils s’adressent à leurs proches.» souligne Sedera Lalason de l’association « Real Men ».

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