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Editorial

Cop… romis

La ville écossaise de Glasgow accueille depuis hier la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Une conférence annuelle où les pays signataires de la convention cadre des Nations Unies se concertent chaque année depuis 1992 lors du sommet de la terre à Rio, à propos des mesures à adopter pour limiter, inhiber si possible le réchauffement climatique. Depuis 30 ans les grands responsables du monde tentent de limiter les émissions de gaz à effet de serre pour neutraliser le réchauffement climatique. Il y a eu ainsi le Protocole de Kyoto en 2005, l’accord de Paris en 2015 lors du Cop 21 à Paris. Le Protocole de Tokyo ne faisait pas l’unanimité et certains grands pays signataires comme le Canada se sont vite désistés. L’accord de Paris ratifié presque par tous les pays du monde visait à réduire de 2 degré Celsius l’augmentation de la température. Un noble objectif salvateur pour la planète mais difficilement conciliable avec les objectifs de croissance. Et c’est d’ailleurs sur ce point que certains pays s’en sont détournés. Il est difficile de joindre les objectifs écologiques aux objectifs économiques.

Avec l’augmentation de la population, la demande sans cesse en hausse de biens et services, il faut davantage d’usines de plus en plus grandes donc de plus en plus polluantes pour répondre à la demande. On parle aujourd’hui de la nécessité de décroissance pour sauver l’humanité et la planète mais les impératifs économiques n’offrent aucune opportunité pour cette option.

Ce sont les pays pauvres qui paient le plus lourd tribut du réchauffement climatique alors qu’ils sont les moins polluants étant donné qu’ils ont peu d’usines et peu de voitures. Madagascar est un exemple concret de cette situation. Le déficit pluviométrique a des conséquences graves sur l’approvisionnement en eau potable des grandes villes ainsi que sur la culture. Le kere dans le Sud est la preuve tangible de ce manque d’eau qui empêche toute culture et par ricochet anéanti tout espoir de production.

Les fleuves, les lacs, les sources, les nappes phréatiques sont taris à tel point que même les barrages hydroélectriques ont du mal à fonctionner.

Un désastre écologique est en train de se préparer avec les feux de brousse qui enveniment la situation. Les insectes comme les hannetons, les papillons, les libellules se font de plus en plus rares. Seuls les mouches et les moustiques sont insensibles au réchauffement de la terre. Mieux, ils se trouvent dans leur milieu de prédilection.

Cop 26 est-il alors un sommet de trop étant donné que tous les accords conclus antérieurement n’ont même pas été appliqués? Les petits pays dont Madagascar y plaideront leur cause et tentent de se faire entendre dans cette histoire où ils sont le dindon de la farce dans un monde dont l’avenir est sérieusement cop.. romis

2 commentaires

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  • Ne versez pas dans l’argumentaire fallacieux des groupes industriels et de leurs actionnaires qui prétendent qu’il ne peut y avoir de progrès sans pollution !
    Il existe des usines à travers le monde qui fonctionnent avec un bilan carbone négatif, 100% à base d’énergies renouvelables. Leur existence est la preuve irréfutable de la faisabilité, c’est uniquement une question de bonne volonté et de responsabilité gouvernementale globale.
    Quant à la décroissance, juste une question à tous les thuriféraires de la croissance à tout prix, vaut-il mieux sacrifier les générations futures, des PMA en premier lieu, ou ralentir pour s’adapter ?
    Vivement la mise en place universelle d’une loi sur les écocides !

  • écocide 1er le tavi qui tue les serpents = beaucoup + de rats, et chauffeurs imbéciles qui font un écart pour écraser le serpent qui traverse la route sous prétexte qu’il représente le démon; et que dire de la pêche aux alevins avec des moustiquaires imprégnées d’insecticide, sans oublier le massacre de lémuriens …
    j’en passe un tas et des meilleures !!!