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Épidémie – Alerte générale sur la peste pulmonaire

Trois personnes ont succombé à la peste en l’espace de quelques heures à Antananarivo. La maladie a aussi contaminé le personnel de santé

Incontrôlable. Trois individus ont perdu la vie subitement dans trois grands hôpitaux d’Antananarivo, le 28 septembre. Les médecins ont tout de suite suspecté la peste. Sur un test de diagnostic rapide, leurs soupçons se sont confirmés. Ils ont tous succombé suite à la peste pulmonaire. Le premier était un étranger, le coach de l’équipe de basket des Seychelles. Le second, une femme qui rentrait de Toamasina à bord d’un taxi-brousse et qui a tout de suite été emmenée à l’hôpital, à bord d’un taxi-ville, selon une source au sein du ministère de la Santé publique. Elle aurait tiré sa révérence dans ce moyen de transport, dans l’enceinte de l’hôpital. Tous ceux qui ont été dans le même taxi-brousse que cette femme, devraient aller dans un centre de santé, pour une chimio prophylaxie de contact, autrement, ils risquent la maladie. Le dernier, un homme habitant dans le district d’Atsimondrano, transféré dans un hôpital de la ville d’Antananarivo. Jusqu’ici, les techniciens du ministère de la Santé publique n’ont pas encore pu déterminer comment ces victimes ont pu contracter le bacille de la peste pulmonaire.
Le nombre de personnes décédées à Antananarivo s’élèverait à cinq, avec ces cas, selon l’annonce du ministère de la Santé publique, le professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo, samedi. Ceux-ci seraient les derniers cas de décès répertoriés à Antananarivo. Des rumeurs circulaient, pourtant hier soir, sur la présence de plusieurs cas de décès à Ambohimiandra, mais ni le ministère concerné ni le bureau municipal de l’hygiène (BMH) n’ont confirmé l’information. En outre, ces sources ont indiqué que des malades suivent encore des traitements au centre hospitalier anti-peste à Ambohimiandra (CHAPA) et dans un autre grand hôpital d’Antananarivo.

Agents de santé affectés
À Toamasina, la situation serait devenue incontrôlable. On a compté jusqu’à samedi, cinq décès, depuis l’apparition des premiers cas, au début du mois de septembre. Actuellement, même le personnel de santé est affecté. Parmi les vingt personnes traitées de la peste pulmonaire, sept seraient des agents de santé, selon une information envoyée, hier. Un malade se serait évadé. Ce qui va compliquer encore plus la tâche. Le ministre de la Santé publique, accompagné par les partenaires techniques et financiers, effectuera une descente sur place, cette semaine.
La représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Professeure Charlotte Ndiaye, a annoncé dans une interview, samedi, que « nous sommes tous en alerte ». Elle a, toutefois, rassuré qu’il n’y a pas de risque si la maladie est prise en charge à temps .Elle exhorte une très bonne hygiène, le lavage des mains, pour éviter la circulation de la maladie.

Mesures spéciales

Samedi, vingt quatre décès et cent vingt cinq cas suspects de peste ont été enregistrés dans tout Madagascar, selon les dernières statistiques de Madagascar. Le nombre de cas pulmonaires est de soixante huit, tandis que la bubonique est de cinquante cinq. Une victime notifiée à Antananarivo a été septicémique. Face à cette épidémie de peste qui sévit Madagascar, le gouvernement malgache, appuyé par les partenaires techniques et financiers, a pris la décision de suspendre tout évènement public jusqu’à nouvel ordre, pour éviter la propagation de la maladie, comme l’a annoncé le premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana, samedi, lors d’une réunion d’urgence sur la stratégie de lutte contre la peste, à Mahazoarivo. « On ne sait plus qui est affecté par la maladie et qui ne l’est pas », souligne une source avisée. Des opérations de désinfection et de désinsectisation seront, également, opérées au niveau des établissements scolaires, des stationnements, des moyens de transport en commun. Les vols internationaux et nationaux ne seront pas suspendus, mais le suivi de l’état de santé des passagers sera renforcé. L’assainissement, la sensibilisation seront raffermis.

Miangaly Ralitera

4 commentaires

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  • Tena mampalaelo ny vahoaka, ny mpitondra tena tsy miraharaha. Tsy misy fanapahankevitra mihitsy na kely varaventy ary.

    Ny mpianatra miditra, ny olona maty, miparitaka ny aretina.

    Mirary soa an’ny vahoaka malagasy aho.

  • mbola tsy mety ho tonga saina ihany ve ny ministère ny santé publique fa isaky ny fotoan’ny famadihana dia misy PESTE foana eto amintsika tsy efa tokony handray mesure ve oe interdit ilay izy na dia oe fomba malagasy ary

  • Encore un moyen pour faire entrer de l’argent pour les gouvernants dont le peuple ne verra jamais la couleur.Ils ont transformé l’Eden en enfer. Ils ont appauvri le pays, instaurer la loi du plus fort et du plus riche. Ils sont à la tête de la mafia qui sévit à Madagascar (du kidnapping au trafic en tout genre). La peste sévit à Madagascar depuis un bon moment et ce n’est pas les rats qui sont responsables et ce n’est pas les antibiotiques qui feront changer quoique ce soit. Je dirais bien  » aux armes citoyens » seulement c’est difficile de penser à ça quand on se demande si on va être encore vivant à la fin de la journée.