Actuellement, l’écriture Sorabe de Madagascar est exposée dans la Bibliothèque universitaire des langues et des civilisations (BULAC) de Paris. L'écriture Sorabe, une tradition encore vibrante à Madagascar, est mise en lumière à la Bulac de Paris, jusqu’ au 30 septembre. Cette exposition met en avant la production érudite de textes arabico-malgaches, à travers des manuscrits issus de la bibliothèque de l'Académie des sciences d'Outre-mer et des documents provenant des collections de la Bulac. « L'écriture arabico-malgache, objet d'attention de cette exposition, est un trésor méconnu. Contrairement à l'écriture latine qui a été largement enseignée pour promouvoir l'accès à la connaissance, l'appropriation de l'écriture arabico-malgache reste limitée. Pourtant, les Sorabe représentent les rares témoignages écrits d'une époque lointaine, des archives historiques et linguistiques d'une valeur inestimable. En les négligeant, les Malgaches passent à côté d'un riche capital intellectuel qui pourrait offrir un éclairage précieux sur les dialectes de l'île, tant à l'écrit qu'à l'oral. Un capital qui ne demande qu'à être étudié en profondeur », souligne la Bulac. Historiquement, au XVe siècle, de nouveaux migrants musulmans arrivent dans le sud-est de Madagascar, apportant avec eux des livres écrits en arabe, renfermant un savoir magico-religieux. C'est cette population islamisée qui introduit l'écriture arabico-malgache à Madagascar. Dès leurs découvertes, les premiers explorateurs de ces manuscrits ont saisi leur importance.
Actuellement, l’écriture Sorabe de Madagascar est exposée dans la Bibliothèque universitaire des langues et des civilisations (BULAC) de Paris. L'écriture Sorabe, une tradition encore vibrante à Madagascar, est mise en lumière à la Bulac de Paris, jusqu’ au 30 septembre. Cette exposition met en avant la production érudite de textes arabico-malgaches, à travers des manuscrits issus de la bibliothèque de l'Académie des sciences d'Outre-mer et des documents provenant des collections de la Bulac. « L'écriture arabico-malgache, objet d'attention de cette exposition, est un trésor méconnu. Contrairement à l'écriture latine qui a été largement enseignée pour promouvoir l'accès à la connaissance, l'appropriation de l'écriture arabico-malgache reste limitée. Pourtant, les Sorabe représentent les rares témoignages écrits d'une époque lointaine, des archives historiques et linguistiques d'une valeur inestimable. En les négligeant, les Malgaches passent à côté d'un riche capital intellectuel qui pourrait offrir un éclairage précieux sur les dialectes de l'île, tant à l'écrit qu'à l'oral. Un capital qui ne demande qu'à être étudié en profondeur », souligne la Bulac. Historiquement, au XVe siècle, de nouveaux migrants musulmans arrivent dans le sud-est de Madagascar, apportant avec eux des livres écrits en arabe, renfermant un savoir magico-religieux. C'est cette population islamisée qui introduit l'écriture arabico-malgache à Madagascar. Dès leurs découvertes, les premiers explorateurs de ces manuscrits ont saisi leur importance.