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Religion – Des arrestations en vue chez Jesosy Mamonjy

Le désaccord entre les fidèles de l’Église Jesosy Mamonjy persiste. La préfecture de police d’Antananarivo annonce des sanctions.

Les sanctions vont tomber pour des fidèles de l’Église Jesosy Mamonjy. Le préfet de police d’Antananarivo, le général Angelo Ravelonarivo, annonce l’arrestation des fauteurs de troubles. « L’Église ne sera plus fermée. Ce seront les personnes qui génèreront du désordre qui seront arrêtées. Des forces de l’ordre seront présentes à l’église à Ankorondrano, chaque dimanche, vu que c’est pendant le culte dominical qu’elles opèrent leurs actes de déstabilisation », indique ce représentant de l’autorité étatique dans la ville d’Antananarivo, hier. L’Organe mixte de conception (OMC) va se réunir pour décider du nombre d’élé- ments de forces de l’ordre à mobiliser sur le lieu.

Cette décision survient suite à l’affrontement entre les fidèles de cette association cultuelle, après la présentation du nouveau président et des nouveaux membres du conseil d’ad- ministration de l’église, dimanche dernier. Des fidèles ont contesté la proclamation de Raymond Randrianantoandro, comme nouveau président du Conseil d’administration élu, successeur du pasteur Léon Rafaty, décédé en 2020. Il y a eu des jets de cailloux, en plein culte. Un fidèle a été blessé. Les forces de l’ordre ont, par ailleurs, versé du gaz lacrymogène à l’intérieur du temple, pour obliger les fidèles à sortir, pour remettre l’ordre au sein du temple.

De l’argent en jeu

La partie opposante dénonce des fraudes pendant les élections et des anomalies dans les procédures de proclamation du résultat. «Il n’y a pas eu de confrontation des procès verbaux. Ils les ont fait signer par un clerc, et non, par un huissier titulaire», signale Rémi Ramana­mihanta, responsable du comité transitoire du conseil d’administration. Raymond Randrianantoandro explique que c’est la partie adverse qui ne s’est pas présentée, pendant les confrontations des procès verbaux. Le général Angelo Ravelonarivo qui a remis le récépissé aux mem- bres des nouveaux CA, dimanche, affirme, pour sa part, que la confrontation de ces procès verbaux n’était pas nécessaire. « Le procès verbal a été signé par les huissiers des deux parties. », note-t-il.

Des fidèles de cette Église, notamment, le Bureau des collèges des pasteurs (BCP) d’un côté et des membres du Conseil d’administration (CA) de l’autre côté, s’entredéchirent depuis le décès du pasteur Léon Ratafy. L’un comme l’autre veulent se trouver à la tête de cette association cultuelle fondée par le révérend Daoud. « Beaucoup d’argent est en jeu. Tout le monde veut le gérer », lance une source, pour expliquer le désaccord entre les fidèles de cette église.

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