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Or noir, idées sombres – Madagascar Oil allumée par l’État

Le torchon brûle à nouveau entre l’État et Madagascar Oil SA ou MoSA. Ce après le contrat de vente d’huile lourde avorté avec la Jirama.

L’État, par une lettre émanant du ministère des Mines et des ressources stratégiques, MMRS, datée du 27 juillet, intime Madagascar Oil de lui produire un plan de rattrapage et les garanties associées à la bonne exécution du projet Tsimiroro dans un délai de quatorze jours.

Le MMRS souligne que le plan de développement qu’avait soumis Mosa « n’a pas été mis en œuvre, ni même commencé ». Le projet a accusé un retard de sept ans par rap- port à ce plan. Ce « qui nous contraint à nous demander sur la réelle volonté et l’engagement de Madagascar Oil à mener à bien ce projet », note le MMRS.

Le ministère n’a pas man- qué de mettre en évidence « le non accomplissement de la majorité des travaux prévus être effectués à chacune des phases de ce projet. Pour la phase I, couvrant la période de 2015 à 2017 par exemple, l’objectif d’une production nette de 6 000 barils par jour n’a pas été atteint ».

La production étant à l’arrêt depuis six ans avec un stock de 150 000 barils, équivalant à un mois de produc- tion pour cette phase rappelle le document. Or « aucune date ferme n’est transmise quant à la reprise des productions ». Le MMRS indique au passage « que la réhabilitation de la RN1 bis qui est intégrée dans ce plan de développement n’est jusqu’à ce jour pas entreprise ».

Plan de rattrapage

La seconde étape de cette première phase qui consistait à produire 10 000 barils par jour entre 2017 et 2019 n’a pas non plus été réalisée. Tout comme le transport par pipeline et l’exportation avec un taux de production de 25 000 à 50 000 barils par jour prévus dans la phase II du projet de 2020 à 2025.

L’État attend donc ces séances et séquences de rattrapage de la part de Mosa pour pouvoir « statuer sur la suite à donner au partenariat des deux parties ». Mais compte tenu des « retards considérables », le MMRS exige « un plan de rattrapage réalisable dans un délai de 24 mois » et qui sera « ferme et contractuel ». Ce qui constitue une véritable épée de Damoclès sur l’avenir de Mosa.

Mosa a déjà avancé dif- férentes options sur le court et à moyen termes. Pour pouvoir écouler ses produits avec l’état actuel des routes, cette compagnie pétrolière a importé une vingtaine de camions spéciaux off-roads et près d’une quarantaine de citernes.

Mosa envisage le transport des produits par camion spécial off-road de Tsimiroro à Tsiroanomandidy où sera installé un site de transfert. Pour les livraisons à Maintirano, ce sont les camions qualifiés off-roads qui vont les prendre en charge, afin de les ramener vers le port pour que les pro- duits soient évacués par barge du chenal jusqu’à la mer.

Sur un autre volet, Mosa est en quête de nouveaux partenaires financiers pour renflouer son capital. Des entreprises d’Antsirabe ont eu l’intention d’utiliser l’huile lourde de Tsimiroro.

Serait-ce suffisant pour sortir Mosa de cet engrenage financier difficile à dénouer.

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