Accueil » A la une » Détournement de deniers publics – L’ancien directeur du parc Tsimbazaza en prison
A la une Politique

Détournement de deniers publics – L’ancien directeur du parc Tsimbazaza en prison

Une autre session de la Cour criminelle du PAC d’Antananarivo s’est tenue la semaine dernière. Une des affaires à l’affiche est celle relative au détournement de deniers publics au parc de Tsimbazaza.

Deux ans de prison ferme. Voilà la sentence prononcée contre Jasmin Émile Randrianirina, ancien directeur du parc botanique et zoologique de Tsimbazaza. Un verdict rendu par la Cour criminelle ordinaire (CCO), du Pole anti-corruption (PAC), d’Antananarivo, à l’issue d’un procès, mardi dernier. Une information confirmée par Solofohery Razafindrakoto, procureur du second degré du PAC d’Antananarivo.

L’ancien premier responsable du parc de Tsimbazaza est reconnu coupable par le CCO du PAC d’Antanana­rivo de «détournement de deniers publics». Il purge sa peine à la maison d’arrêt d’Antanimora. Inscrites au rang de crime, au départ de l’affaire, la Cour a décidé de «disqualifier» les charges retenues contre l’ancien directeur au rang de délit. Ce qui explique la condamnation relativement légère au regard des profanes. Le montant de l’argent public ayant fait l’objet de malversations serait moins de 20 millions d’ariary.

La troisième session de la Cour criminelle ordinaire du PAC d’Antananarivo, pour cette année, s’est tenue la semaine dernière. L’affaire de détournement de fonds au parc botanique et zoologique de Tsimbazaza a été l’un des dossiers à l’affiche. Cette saga a commencé durant le premier semestre de l’année 2021. Le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO) a ouvert une enquête suite à une doléance anonyme. Elle rapporte des soupçons de malversations financières et des cas de mauvaises gestions par la direc- tion du parc.

Co-accusés acquittés

Outre le BIANCO, l’Inspection générale de l’État (IGE), a également demandé des comptes à la direction du parc de Tsimbazaza. Le dossier a été déféré au Pôle anti-corruption, en novembre. Le 11 novembre, l’ancien directeur du parc et cinq autres co-accusés se sont présentés devant le parquet du PAC d’Antananarivo, sis aux 67 ha. Les charges retenues ont alors été «le détournement de deniers publics, abus de fonction et favoritisme».

Outre Jasmin Émile Randrianirina, son ancienne secrétaire particulière, deux comptables, un assistant comptable et un fournisseur ont été sur le banc des accusés. Les cinq ont bénéficié d’une mise en liberté provisoire, tandis que l’ancien directeur a été placé sous contrôle judiciaire, dans un premier temps. Une décision contre laquelle le minis- tère public a fait opposition.

Aussi, l’ancien patron du parc botanique et zoolo- gique de Tsimbazaza a été placé en détention préventive, à l’issue d’une seconde comparution devant le parquet du Pôle anti-corruption, aux 67 ha, fin novembre 2021. Sur le plan professionnel, l’ancien directeur a fait les frais de cette procédure judiciaire engagée contre lui. Il a été limogé lors du conseil des ministres qui a suivi sa première comparution devant le PAC, bien que cela se soit soldé par un placement sous contrôle judiciaire.

Les quelques informations qui ont filtré sur les faits qui auraient déclenché la doléance anonyme faite auprès du BIANCO avaient parlé «d’achat d’équipements, mais sans livraison, de mission fictive, de marchés fictifs, de surfacturations». Des faits présumés accablants, d’autant plus que la somme dite par les indiscrétions, à l’épo­- que, se chiffrait en centaine de millions d’ariary. À s’en tenir à ce qui été dit durant le procès de mardi, les quelque 20 millions d’ariary ayant fait l’objet de malversations sont largement en dessous des premières estimations.

En dépit du fait que la somme détournée serait en dessous de 20 millions d’ariary et que les charges ont été disqualifiées en délits, il n’en est pas moins un cas de détournement de deniers publics. Un acte délictueux confirmé par le verdict de la Cour criminelle ordinaire du Pole anti-corruption sis aux 67 ha. Si l’ancien directeur est reconnu coupable, ses co-accusés ont été acquittés au bénéfice du doute selon le procureur du second degré du PAC d’Antanana­rivo. L’ancien patron du parc de Tsimbazaza dispose d’une voie de recours, le pourvoi en cassation.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter