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Sécurisation CJSOI – Mille hommes pour sécuriser les jeux

Un millier d’éléments des forces de l’ordre, en tenues civiles et réglemen­taires, sont mobilisés dans la sécurisation des jeux de la CJSOI. Une équipe de spécialistes en explosif vient en appui.

Aux aguets.  Adoption d’un dispositif  de sécurité, mobilisant  un millier d’éléments de forces de l’ordre, avec la tenue dans la ville d’Antananarivo du 30 juillet au 5 août, de la 10e édition des jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’Océan Indien (CJSOI).
« La sécurité a été étudiée dans les détails. Les sites de jeux sont placés sous haute surveillance 24h/24. Des équipes de spécialistes en explosifs, en sécurisation de hautes personnalités,  en assistance médicale, ainsi que des hommes de la police judiciaire, sont prêtes à agir à tout, sont de surcroît déployées », lance le général de brigade Anthony Rakotoarison, directeur de la sécurité et des  renseignements, auprès du commandement de la gendarmerie nationale.
Sept sites sont au total placés sous surveillance  armée. Un fort déploiement d’éléments est, entre autres,  remarqué au Palais des Sports de Mahamasina, lieu de  restauration des athlètes, où sont de surcroît disputées  les rencontres pour la discipline handball.
Des dispositifs de sécurité sont également préconisés au stade de Maha­masina, théâtre des matches de football, ainsi qu’au gymnase couvert, où se tiennent les compétitions de judo.

Drogue découverte
Des mesures similaires sont prises au stade d’Ala­robia, où les tournois d’athlétisme ont lieu. Il en est de même à l’hôtel A&C à Ivato, et au Centre Malgache pour le Développement de la Lecture et de l’Animation Culturelle (CEMDLAC)  à Analakely, théâtre des activités de jeunesse.
« Pour ces six sites de jeux, des éléments des forces de l’ordre sont mobilisés, non seulement  à l’extérieur, mais surtout à l’intérieur », met en avant le directeur de la sécurité et des renseignements.
« En revanche, les rencontres se déroulent derrière des portes closes, entre les quatre murs du gymnase couvert d’Ankorondrano, pour le tennis de table. Pour ce site, les éléments en charge de la sécurité sont postés à l’extérieur pour scruter avec rigueur et minutie tout mouvement », enchaîne-t-il.
Des fouilles systématiques sont effectuées pendant les compétitions. À l’entrée des sites, des gendarmes ainsi que des policiers des deux sexes, en tenue civile, inspectent les personnes qui s’y rendent. Samedi, ce dispositif a fait ses preuves, avec  l’arrestation d’un spectateur, pris en possession de cannabis. Le jeune homme a été remis à la section des recherches criminelles de la gendarmerie à Fiadanana, saisie de l’affaire.
À l’intérieur, des éléments des forces de l’ordre, portant des survêtements, avec des gilets portant l’insigne Emmo-Sécurité,  assurent une sécurité rapprochée.
«L’ensemble de l’effectif mobilisé est constitué d’éléments des forces de l’ordre, même  les  spécialistes. Les experts  en explosif sont, à titre d’exemple, des militaires du Corps de la Protection Civile (CPC) à Ivato », explique le général Anthony Rakoto­arison.

Seth Andriamaroahasina