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Plan de relance économique – La création de nouveaux impôts en vue

Le  ministre  Richard  Randriamandrato  lors  de  la  présentation de  la  loi  de  finances  rectificative  au  Sénat.

Repenser les impôts post-covid, un défi pour le ministère de l’Économie vers 2021.

Le léger amendement apporté par les sénateurs sur la loi de finances rectificative n’a pas changé grand-chose sur la structure du budget de l’État en général pour le deuxième semestre de l’année. Tout s’opérera comme l’Exécutif l’a prévu dans la loi de finances initiale malgré le fait qu’un déficit de trois mille milliards d’ariary est enregistré durant le premier semestre. Afin de combler ce gap entre les recettes estimées à sept mille milliards ariary contre les dépenses qui s’élèvent à dix mille milliards ariary, l’État entend recourir à l’emprunt ou à la dette. La création de nouveaux impôts constitue également une solution adéquate pour rattraper les manques sur le budget de l’État mais cette option sera réservée dans la conception de la loi de finances initiale à titre de l’année 2021, note le ministre de l’Économie et des finances Richard Randria­mandrato.

Pour les six mois à venir, le ministère de l’Économie et des finances a rassuré qu’il ne va pas y avoir de l’augmentation des différentes taxes, notamment l’impôt sur le revenu ainsi que d’autres régimes appliqués actuellement. La raison en est que l’État évite les effets néfastes sur l’organisation déjà en place dont la possibilité d’évasion fiscale pour les contribuables, la désincitation à travailler ou encore moins la hausse de la crise de la demande. C’est ainsi que le choix sur l’emprunt ou de la dette est adopté même s’il présente quelques points négatifs sur le fonctionnement de la structure budgétaire. Il s’agit, par exemple, selon le ministre de l’Economie et des finances, de la réticence des particuliers à faire des investissements, l’effet boule de neige sur les dettes en cumul.

Pour l’année 2020, les recettes de l’État composent la somme des ressources fiscales dont 36% proviennent des différentes taxes, 33% des douanes, 25% des aides budgétaires et 3% sont des recettes non fiscales. Face à ces taux qui s’achèvent aux résultats déficitaires, le ministère de l’Économie et des finances a planifié l’équilibre sur l’exécution des dépenses. Les budgets inscrits sur la loi de finances initiale sont maintenus comme tels, mais la recherche d’autres ressources à travers les impôts nouveaux pour alimenter les caisses publiques serait sans aucun doute inévitable l’année prochaine.

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