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Incendie à Manarintsoa – Un gamin et sa sœur abandonnés à la mort

Un violent incendie s’est abattu sur Manarintsoa Afovoany. Alors que les personnes supposées prendre soin d’eux étaient occupées à autres choses.

Des scènes à fendre le cœur. Mort tragique d’un garçonnet de 3 ans et de sa sœur de 12 ans, dans un incendie qui a secoué Manarintsoa Afovoany, dans la nuit de jeudi à vendredi. La fillette portait sur elle son petit-frère, lorsque les sapeurs-pompiers ont retrouvé sous les gravats, leurs corps carbonisés. Occupées à sortir le peu qu’elles ont pu sauver de l’incendie, les personnes sur place n’ont pas fait attention aux malheureux. Il était déjà trop tard, lorsque leur mère a enfin réalisé que ses enfants étaient encore piégés dans la fournaise.
Une femme âgée de 71 ans, a également trouvé la mort dans l’embrasement. L’incendie a éclaté aux alentours de 23 heures. Se répandant à une vitesse folle, il a dévasté en moins d’une vingtaine de minutes 47 toits, selon les chiffres recueillis auprès des sapeurs-pompiers.
Le fokontany dénombre pour sa part 262 sinistrés, regroupés dans 63 familles. L’origine du feu est mystérieuse.

Difficile intervention
«Les flammes s’étaient déjà emparées de la maison de la septuagénaire, lorsque des appels de détresse ont réveillé en sursaut les riverains. Le feu s’est très vite propagé vers les autres habitations. Les familles qui tentaient désespérément de
sauver certains biens à leurs risques et périls, étaient malgré eux bien obligées de tout abandonner au feu », se désole Albert Rakotomalala, habitant du quartier.
Ce drame est survenu aux alentours de 23 heures. Les cases en bois ont été anéanties sous les flammes, en revanche, les constructions en dure ont été épargnées, grâce à la célérité des secours.
« Nos hommes étaient sur place, à peine 6 minutes après le premier appel de détresse. Six fourgons pompe-tonne ont été dépêchés sur les lieux du sinistre. Outre la caserne centrale à Tsaralalàna, les postes avancés d’Anosivavaka et d’Andravoahangy, ont également envoyé du renfort », met en avant un lieutenant des sapeurs-pompiers de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), qui a mené l’intervention.
Les secouristes ont néanmoins, eu fort à faire, pour venir à bout de l’incendie. «Ils nous a fallu dérouler pas moins de 600 mètres de tuyau. La bouche d’incendie le plus proche se trouve près du bâtiment du bureau municipal d’hygiène », poursuit-il. Les soldats du feu se sont
battus contre le feu pendant près de 2 heures et demi.

Seth Andriamarohasina