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Perspective – La Banque mondiale fustige le système éducatif

Idah  Z.  Pswaray  Riddihough  directrice  des  opérations  de  la  Banque  mondiale.

Une fois de plus la Banque mondiale a pointé du doigt le système éducatif. Un constat sans complaisance.

Des copies à revoir. 97% des enfants malgaches âgés de dix ans n’ont pas la faculté de lire et de comprendre un texte court adapté à leur âge. C’est l’une des déductions de la Banque mondiale sur le système éducatif qui prévaut. Objet d’un focus spécial dans les Perspectives économiques de Madagascar pour 2022.

L’étude en question a révélé que le retard d’apprentissage à Madagascar est de 10% en plus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne et de 6,8% de celle des pays à faible revenu.

D’après cette institution financière, « le niveau des résultats scolaires est étroitement lié à la performance des enseignants, à leur satisfaction professionnelle et à l’administration des établissements scolaires ». Les faibles qualifications académiques des enseignants, surtout ceux au niveau des communautés, sont particulièrement pointées du doigt. La Banque mondiale estime que 80% d’entre eux en exercice de leur métier, n’ont pas de diplômes adéquats.

Mais en plus de ne pas bénéficier de soutien suffisant, la satisfaction professionnelle des enseignants dans les écoles publiques est faible.

Besoin de réformes

La Banque mondiale évoque « le retard de paiement de salaires, de la précarité de l’emploi, du manque de formation continue, de ratio enseignants-élèves élevé » en plus de l’insuffisance des infrastructures de base et de matériels pédagogiques.

Il a été annoncé hier au Novotel que le gouvernement a l’intention d’élaborer une loi sur l’éducation nationale. Pour Marie-Chantal Uwanyiligira, représentante de la Banque mondiale à Madagascar, « cette initiative va considérer les propositions sur le calendrier scolaire, le cycle de l’enseignement et la langue pour enseigner. Des débats qui ont animé l’élaboration du Plan sectoriel de l’éducation, PSE, avec toutes les parties prenantes. Car, ici les écoles privées tiennent aussi une grande place. Pour ne citer que les établissements catholiques. Vers qui des parents se tournent par la qualité de leurs enseignants ». Ce qui atteste d’un réel besoin de réformes dans ce domaine.

Le PSE redevient ainsi un sujet au cœur de l’actualité. Avec toutes les polémiques qui l’accompagnent.

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