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Insécurité – Les disparitions inquiétantes de jeunes gagnent du terrain

Cette  jeune  fille  est  introuvable  depuis  le  31  mai.

Les avis de recherche des mineurs se multiplient. Les motifs de disparition restent flous.

Une jeune fille de 21 ans, disparue autour de Beho­ririka,hier en début de soirée, a été retrouvée à Itaosy, vers 20 heures. Ses proches l’ont retrouvée, droguée et traumatisée, selon le court témoignage d’un membre de sa famille, encore chamboulé par le fait. La demoiselle serait sortie de chez elle pour faire un achat à l’épicerie du quartier.

Sarah, la jeune étudiante de l’université Ravelojaona d’Ampandrana, disparue la semaine dernière, était dans le même état qu’elle, lorsqu’elle a été retrouvée à Ambohimiandra, quatre jours après sa disparition. L’enquête sur la disparition de Sarah est en stand-by. Son état psychologique, encore fragile, ne permettrait pas aux enquêteurs d’avoir plus d’informations sur sa disparition. « Elle n’arrive pas à répondre aux questions des enquêteurs. Elle pleure et palpite, chaque fois qu’on lui parle du sujet. », raconte son père. Sa disparition est inquiétante. Partie à une fête d’anniversaire la nuit du lundi 20 mai, elle a été portée disparue le mardi matin, et n’a été retrouvée que dans la soirée du jeudi 23 mai. « La personne qui l’a trouvée a témoigné qu’elle a été expulsée d’un véhicule 4×4 à Ambohi­miandra. », ajoute le père de famille. à part des traces de cordon sur ses mains, qui prouveraient qu’elle a été attachée pendant sa disparition, il n’y aurait pas d’autres traces suspectes, comme celles d’une aiguille ou d’une incision sur son corps.

Ce rapt via un véhicule 4×4 est répétitif, ces derniers temps, selon les témoignages des victimes. Deux frères adolescents de Mora­manga témoignent avoir été enlevés par des personnes qui conduisaient le même type de véhicule, devant leur établissement scolaire. Ils auraient été enlevés le 19 mai à Moramanga et n’ont été retrouvés que le 24 mai, à Ambatondrazaka.

« Les ravisseurs leur auraient fait inhaler des produits qui ont conduit à leur évanouissement. Ils ont raconté que pendant leur rapt, un médecin est venu leur faire une prise de sang. Les ravisseurs les auraient relâchés, car leur sang ne correspondait pas à leur besoin. », rapporte Lova Fetraniaina, un journaliste de Moramanga qui a interviewé ces adolescents.

Fugue

Une autre suspicion d’enlèvement a eu lieu à Antana­narivo, cette semaine. Une jeune fille a été portée disparue dans le centre-ville, vers le début de soirée, le 31 mai. Elle aurait envoyé des messages d’alerte à ses amis, en indiquant qu’elle s’est faite enlever par des inconnus dans un véhicule. Cette jeune fille a été retrouvée la nuit même de sa disparition. Les circonstances de sa libération ne sont pas précisées.

Une autre jeune fille, à Ambatolampy Avaratanàna, disparue le 31 mai, est, encore en cours de recherche. Sa famille écarte cependant la suspicion d’enlèvement. « Elle a quitté la maison pour aller à l’école, le matin. Par coïncidence, sa mère est allée à son école et s’est aperçue qu’elle n’y était pas. Elle n’est pas rentrée à la maison, depuis. C’est une enfant sage, nous ne pensons pas qu’elle ai t suivi quelqu’un. Nous pensons que c’est lié au fait que ses frais de scolarité n’ont pas été payés à temps. », lance avec espoir un membre de sa famille.

En général, la fugue constitue le principal motif de disparition d’enfants, d’après le service central de la police des mœurs et de la protection des mineurs (SCPMPM).

«Ils reviennent au bout de trois à quatre jours. Nous ne pouvons pas, par ailleurs, nous prononcer sur ces suspicions d’enlèvement, les enquêtes sont en cours.», indique une source policière.

Le SCPMPM a rapporté six enfants de 12 à 17 ans disparus au mois de mai, selon les plaintes qui leur sont parvenues. Deux ont été retrouvés. Les autres sont encore en cours de recherche.

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