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Véhicules bloqués à Toamasina – Les transitaires à mobiliser par les importateurs

Les  frais  de  magasinage  reviennent  chers  à  mesure  que    les  véhicules  restent bloqués  au  port  de  Toamasina.

Depuis l’application des mesures de confinement, plusieurs voitures sont bloquées au port. Une situation qui nécessite le recours aux transitaires.

La rencontre des importateurs de véhicules d’occasion avec des responsables du Centre de commandement opérationnel (CCO) du Covid-19 Ivato jeudi, a sorti une proposition. Des centaines de véhicules sont coincés au port de Toamasina car les importateurs ne sont pas autorisés à circuler sur la RN2 en cette période de propagation du coronavirus et de confinement. Les importateurs ont ainsi demandé des alternatives à leur cas vu la lourdeur des frais de magasinage de leurs marchandises restées au port, qu’ils ne supportent plus.

Hier, le ministre de l’Intérieur et président du CCO, Tianarivelo Razafima­- hefa, a répondu sur la TVM, que les importateurs doivent recourir aux services de leur transitaires. « Aux transitaires mandatés sur place par les importateurs, de s’occuper des papiers administratifs de dédouanement des véhicules au port de Toamasina. Ils ramènent ensuite les véhicules dédouanés à la sortie de la RN2, à un endroit que l’on appelle « Sary masina ». C’est à ce lieu que les importateurs récupèrent leurs véhicules déjà désinfectés pour les ramener par la suite vers la capitale » a-t-il expliqué. Ce qui évitera tout risque de contamination ou de propagation.

Coûteux

Plus les véhicules restent au port, plus les frais de magasinage reviennent chers aux importateurs. « Nous tenons à préciser qu’au delà de la franchise de sept jours accordée par Mictsl, gestionnaire du terminal à conteneurs, et les autres trois jours, permis en franchise pour attendre les valeurs sorties par Gasy Net, la première période s’applique au niveau de la SMMC, société manutentionnaire des marchandises conventionnelles. Et ce n’est pas seulement 70 000 ariary par jour, lesquels sont relatifs au magasinage de Micsl, mais les frais de magasinage coûtent 200 000 ariary par véhicule pendant la première période de cinq jours, et encore plus pendant la deuxième ou troisième période » souligne l’interlocuteur, réagissant aux explications dans nos colonnes de jeudi dernier.

Ainsi, les importateurs de véhicules d’occasion peuvent circuler sur la RN2 mais ne peuvent entrer dans la ville de Toama­sina. Les prochains jours détermineront la réussite ou non de cette première expérience de récupération de leurs voitures au « sary masina » et non au port.