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Épidémie – Les centres de prise en charge se multiplient à Toamasina

Trois cents lits sont apprêtés dans la grande ville portuaire de l’Est pour faire face à l’épidémie.

L’épicentre de l’épidémie de coronavirus prépare de nouveaux endroits pour soigner les victimes du virus Covid-19. Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Morafeno, réservé aux cas symptomatiques, le Foyer social Canada et le Centre régional de la jeunesse et des sports (CRJS) de Toamasina, pour les cas asymptomatiques, se remplissent petit à petit. «Tous nos lits sont presque occupés», informe une source au CHU de Morafeno. Le nombre de cas est en hausse continuelle dans la région Atsinanana.

La grande salle du Centre de formation des techniques agricoles (Ceftar) à Analamaloatra est le troisième établissement non hospitalier qui a été aménagé pour accueillir les porteurs asymptomatiques du virus. Cent lits superposés ont été installés dans la grande salle. Ce nouveau centre serait opérationnel à partir de ce jour. «Des professionnels de santé y surveilleront les cas asymptomatiques. Si jamais ils présentent des symptômes à savoir de la fièvre, toux, ils seront tout de suite évacués vers l’hôpital », explique le Dr Lamina Arthur Rakotojanabelo, directeur de cabinet du ministère de la Santé publique.

Le CHU de Morafeno ne peut pas prendre en charge plus de soixante patients. Celui d’Analakinina va le seconder, où soixante lits seront, également disponibles pour les cas symptomatiques. « Il accueillera les cas symptomatiques simples et qui ne présentent pas de forme grave. Toutefois, une salle composée de douze lits sera apprêtée pour les personnes présentant une détresse respiratoire. Ainsi, le CHU de Morafeno pourra se concentrer sur la prise en charge des cas sévères », enchaîne le Dr Lamina Arthur Rakotojanabelo.

Plus de trois cent lits seront donc disponibles dans cette ville portuaire, pour accueillir les porteurs du Covid-19. Cent se trouvent dans des établissements hospitaliers où les cas symptomatiques seront suivis. Ces lits ne seront pas suffisants, si leur nombre, voire celui des formes graves, augmente.