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Ambilobe – Un champ de cannabis sur cinquante hectares

Les gendarmes ont arraché jusqu’à soixante-douze-mille pieds de cannabis lors de l’opération.

Une opération de la gendarmerie a permis de détruire un champ de chanvre sur cinquante hectares. Les plantations se trouvaient en pleine réserve naturelle.

BELLE prise pour les éléments de la gendarmerie à Ambilobe. Une opération a permis de détruire un champ de chanvre sur cinquante hectares. Au total, soixante-douze mille pieds de cannabis équivalant à huit tonnes ont été arrachés puis incinérés. Lors de la descente, les gendarmes ont également mis la main sur deux cents kilos de graines de chanvre.

Les trafiquants opéraient en pleine réserve naturelle. Ils exploitaient des plantations enfouies dans la partie Nord-Est de la forêt d’Analabe, connue pour être difficile d’accès. Ce qui n’a pas influé sur la détermination des hommes de la compagnie territoriale d’Ambilobe. Les recherches ont débuté le 24 mai sur les zones identifiées comme des bases de retranchement de dealers et de planteurs de chanvre indien. Les forces de la gendarmerie se sont déployées et passé au peigne fin les fins fonds du district d’Ambilobe, notamment Andohanifasibe, Andrano­mora, Andohanifasy, Ambanikibo et Anaborano Ifasy où des champs de cannabis sur plusieurs hectares et d’un seul tenant ont été découverts et détruits.

Investigation

Malgré la ténacité des gendarmes, les trafiquants ont réussi à s’échapper, abandonnant sur le site une grande partie de leur butin. Evacuant les lieux à la hâte, ils se sont enfuis en prenant des directions opposées. Les premiers éléments de l’investigation menée par la compagnie territoriale d’Ambilobe indiquent que les barons de la filière sont basés dans la région de la SAVA. La réserve naturelle d’Analabe ne serait que le site où ils produisent leur drogue, laquelle devait ensuite être écoulée dans les régions voisines ainsi qu’à Tana.