Érigée en commune le 16 avril 1951, Arivonimamo ne commence réellement sa vie municipale qu’en début 1952. Installée sur une superficie de 50km², elle est divisée en une zone urbaine et une zone rurale qui englobent l’agglomération d’Arivonimamo et les villages voisins, tels Ankeniheny, Ambohipeno, Antanibe, Mangatany, Andranomena, Manankasina et Kianja. Situé à 50km d’Antananarivo sur la route de l’Itasy (acteulle route nationale N°1), le chef-lieu compte en 1955, 3 908 Malgaches dont 2013 en zone rurale, et 143 Européens. L’activité de la jeune municipalité porte sur des travaux d’édilité qui s’avèrent urgents. Ces travaux permettent d’entreprendre différentes constructions. Entre autres, un marché comprenant neuf pavillons, un fermé et huit ouverts, qui occupe environ 2000m² ; trois lavoirs bâtis à l’entrée et à la sortie de la ville ainsi que sur la place du marché ; un pavillon où sont aménagés des cabines de douche, WC et urinoir public ; une tribune officielle flanquée d’une salle de ping-pong et d’une bibliothèque municipale ; un bureau de , distribution de tickets de marché ; une école de Cours moyens à deux classes au rez-dechaussée et logement de deux instituteurs à l’étage, un garage avec quatre WC qui constituent les dépendances de l’école. « Ces réalisations sont terminées en 1955. La municipalité compte également entreprendre la construction d’un stade et d’un hôpital en remplacement d’un hôpital construit en 1901 », énumère un chroniqueur du Bulletin de Madagascar d’octobre 1955. Au début des années 50, des problèmes pratiques se posent de façon urgente. Notamment l’aménagement des canaux d’évacuation d’eau pour compléter les travaux d’adduction, le bitumage de toutes les rues de la ville et la réfection des trottoirs, l’électrification de la ville et la construction d’un nouvel hôpital. Ainsi, dans la même période, les autorités municipales envisagent déjà des projets d’avenir qui doivent comprendre obligatoirement l’extension de la ville « par l’addition d’une propriété à lotir dite Arivonimamo II, d’une superficie de 18ha82a8ca », à l’ouest d’Arivonimamo, plus exactement à Antanibe. Pourtant, l’établissement d’un plan d’urbanisme est impossible en raison de la situation géographique de la ville. Celle-ci ne permet aucune modification en l’état actuel des choses. « Seule une extension hors des limites peut être envisagée. » L’économie de la commune est essentiellement agricole et axée sur le paddy. Le commerce est représenté par une centaine de patentés malgaches, dans le commerce de détail et les transports surtout. Et chaque vendredi, un marché hebdomadaire se tient dans le chef-lieu de la commune, fréquenté en particulier, par des collecteurs de paddy, de volailles, et des acheteurs de « lambamena », la spécialité artisanale d’Arivonimamo. Parallèlement « à son espace vital », l’hôpital d’Arivonimamo ne répond plus à l’époque, aux besoins de sa population. C’est pourquoi la construction d’un établissement hospitalier moderne est projetée par la commune, avec la participation du budget provincial. À préciser qu’une section de la Croix-Rouge est installée dans le chef-lieu. En outre, en-dehors de la nouvelle école primaire publique (Cours moyens), il existe également un Cours élémentaire et préparatoire. L’enseignement privé y est également représentée, par l’école des Frères, l’Orphelinat de la Providence dirigé par des religieuses et l’école protestante. « Arivonimamo est une commune modeste aux petits moyens et il est peu probable que ses ressources puissent s’accroitre beaucoup. Elles ne lui permettent pas pour l’instant d’envisager la construction d’un Hôtel de ville, mais simplement d’une maison commune qui sera, en même temps qu’un instrument de travail, le symbole de la nouvelle collectivité travailleuse et persévérante. » TEXTE : PELA RAVALITERA - PHOTO : ARCHIVES PERSONNELLES
Érigée en commune le 16 avril 1951, Arivonimamo ne commence réellement sa vie municipale qu’en début 1952. Installée sur une superficie de 50km², elle est divisée en une zone urbaine et une zone rurale qui englobent l’agglomération d’Arivonimamo et les villages voisins, tels Ankeniheny, Ambohipeno, Antanibe, Mangatany, Andranomena, Manankasina et Kianja. Situé à 50km d’Antananarivo sur la route de l’Itasy (acteulle route nationale N°1), le chef-lieu compte en 1955, 3 908 Malgaches dont 2013 en zone rurale, et 143 Européens. L’activité de la jeune municipalité porte sur des travaux d’édilité qui s’avèrent urgents. Ces travaux permettent d’entreprendre différentes constructions. Entre autres, un marché comprenant neuf pavillons, un fermé et huit ouverts, qui occupe environ 2000m² ; trois lavoirs bâtis à l’entrée et à la sortie de la ville ainsi que sur la place du marché ; un pavillon où sont aménagés des cabines de douche, WC et urinoir public ; une tribune officielle flanquée d’une salle de ping-pong et d’une bibliothèque municipale ; un bureau de , distribution de tickets de marché ; une école de Cours moyens à deux classes au rez-dechaussée et logement de deux instituteurs à l’étage, un garage avec quatre WC qui constituent les dépendances de l’école. « Ces réalisations sont terminées en 1955. La municipalité compte également entreprendre la construction d’un stade et d’un hôpital en remplacement d’un hôpital construit en 1901 », énumère un chroniqueur du Bulletin de Madagascar d’octobre 1955. Au début des années 50, des problèmes pratiques se posent de façon urgente. Notamment l’aménagement des canaux d’évacuation d’eau pour compléter les travaux d’adduction, le bitumage de toutes les rues de la ville et la réfection des trottoirs, l’électrification de la ville et la construction d’un nouvel hôpital. Ainsi, dans la même période, les autorités municipales envisagent déjà des projets d’avenir qui doivent comprendre obligatoirement l’extension de la ville « par l’addition d’une propriété à lotir dite Arivonimamo II, d’une superficie de 18ha82a8ca », à l’ouest d’Arivonimamo, plus exactement à Antanibe. Pourtant, l’établissement d’un plan d’urbanisme est impossible en raison de la situation géographique de la ville. Celle-ci ne permet aucune modification en l’état actuel des choses. « Seule une extension hors des limites peut être envisagée. » L’économie de la commune est essentiellement agricole et axée sur le paddy. Le commerce est représenté par une centaine de patentés malgaches, dans le commerce de détail et les transports surtout. Et chaque vendredi, un marché hebdomadaire se tient dans le chef-lieu de la commune, fréquenté en particulier, par des collecteurs de paddy, de volailles, et des acheteurs de « lambamena », la spécialité artisanale d’Arivonimamo. Parallèlement « à son espace vital », l’hôpital d’Arivonimamo ne répond plus à l’époque, aux besoins de sa population. C’est pourquoi la construction d’un établissement hospitalier moderne est projetée par la commune, avec la participation du budget provincial. À préciser qu’une section de la Croix-Rouge est installée dans le chef-lieu. En outre, en-dehors de la nouvelle école primaire publique (Cours moyens), il existe également un Cours élémentaire et préparatoire. L’enseignement privé y est également représentée, par l’école des Frères, l’Orphelinat de la Providence dirigé par des religieuses et l’école protestante. « Arivonimamo est une commune modeste aux petits moyens et il est peu probable que ses ressources puissent s’accroitre beaucoup. Elles ne lui permettent pas pour l’instant d’envisager la construction d’un Hôtel de ville, mais simplement d’une maison commune qui sera, en même temps qu’un instrument de travail, le symbole de la nouvelle collectivité travailleuse et persévérante. » TEXTE : PELA RAVALITERA - PHOTO : ARCHIVES PERSONNELLES