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Migration – Le visa électronique attise les convoitises

Le système du fisc avec cette technologie devait s’améliorer et non être source de conflit.

La privatisation de la perception des frais pour la délivrance des visas semble être dans l’impasse. Des opérateurs en revendiquent la légitimité.

L’instauration de la gestion déléguée du système de visa électronique pour les étrangers demeure encore une source de discorde au pays. Attribué à la société AMETIS après un appel d’offre officiel de l’État, le contrat gestion de perception de droits de timbre pour l’obtention de visa de séjour auprès des ports et aéroports internationaux du pays a débuté en Janvier 2018.
La société, branche du Groupe international SURYS s’est vue ainsi confier cette mission avec le soutien technique matériel et financier du groupe international.
« Suite à une procédure de passation de marché, le Groupe SURYS à travers la société AMETIS à investi près d’un million deux cent mille euros pour la conception, le financement, la mise en place et l’exploitation sécurisée d’édition électronique de visa en collaboration. Exploitation qui a été confiée à la société MADA OZI en qualité de prestataire », explique Narindra Razafin­dramanana, administratrice générale d’AMETIS. Selon cette dernière, les équipements, le matériel et la licence d’utilisation du logiciel exploité dans les aéroports sont ainsi les propriétés d’AMETIS. MADA OZI s’occupe ainsi de collecter et de reverser les recettes des visas à la société mère.
Les droits passent d’abord dans les caisses de ses sociétés privées avant d’atterrir dans les comptes de la direction générale des Impôts (DGI). Des recettes qui doivent pourtant être confrontées au nombre de visas délivrés quotidiennement par le service avant le versement dans les caisses de l’État pour des raisons de transparence.

Résiliation
« À ce jour, aucune notification de rupture avec l’État ne nous a été adressée et pourtant nous ne recevons plus ces recettes de la part de notre prestataire suite à la résiliation de notre contrat avec ce dernier il y a quelques mois. Ce qui représente approximativement une recette avoisinant les deux milliards d’ariary », rajoute Narindra Razafin­dramanana.
Une décision de résiliation de contrat de prestation qui a été prise suite à la défaillance du prestataire quant à la gestion du système selon cette responsable. D’un autre côté, à Michel Lazasoa directeur général de MADA OZI d’expliquer « Dans le contrat de sous-traitance avec Ametis, Mada Ozi s’est occupé de tout l’aspect technique du projet eVisa. Un contrat avec les autorités est aussi en cours d’élaboration pour nous confier cette mission. Nous revendiquons ainsi notre légitimité dans la délivrance de visa électronique dans les aéroports de Mada­gascar ». Avant la mise en place de ce système de collecte électronique, rien n’indique que les perceptions manuelles ont toutes été versées sur le compte de la DGI.

Harilalaina Rakotobe /
Tolotra Andrianalizah

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