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Elevage bovin – La traçabilité des zébus se poursuit

Les  zébus  en  provenance  d’Ampanihy  ne  sont  pas  dotés  de  boucles  d’oreilles au  marché  d’Andranomena  Toliara.

Cinq cent mille têtes de zébus sont prévues être dotées de bolus géo-localisables. Le caractère obligatoire des boucles d’oreilles électroniques est également à renforcer.

Relancé. Le dernier conseil des ministres a fait mention du projet de traçabilité des zébus. Si l’implantation des puces sur le bétail a été quelque peu mise en sourdine, la missive officielle d’avant-hier prouve que le projet n’a pas été du tout suspendu. L’État veut ainsi avancer dans l’implantation de puces électroniques ou bolus géo-localisables sur les zébus ainsi que leur identification par des boucles d’oreilles électroniques.

« Cent mille têtes de zébus feront l’objet de traçabilité électronique dans les régions Anosy, Androy, Atsimo Andre­- fana, Ihorombe, afin de lutter contre l’insécurité. Les puces et boucles d’oreilles électroni­ques remplaceront à l’ avenir les actuelles fiches individuelles de bovidés (FIB) » relate le communiqué du conseil des ministres. La période de réalisation n’a pas été précisée.

Au début du projet en 2019, dix mille puces ont été prévues dans un premier temps, à repartir dans des zones pilotes. Un ou deux zébus d’un troupeau spécifique sont dotés des bolus géolocalisables, afin de permettre de déterminer l’endroit exact d’un troupeau.

Non assimilé

L’objectif étant de réduire les marges de manœuvre des trafiquants dans la diversion des chemins qu’ils empruntent pour écouler les zébus volés. Trente mille têtes environ font l’objet de vol chaque année. Par la même occasion, les boucles d’oreilles électroniques pour les zébus sont toujours prévues dans le projet d’identification des zébus, au même titre que les FIB et les justificatifs de vaccination.

150 000 boucles ont été prévues au début du projet en 2019 d’être implantées dans des cheptels des régions pilotes tels que Bongolava, Haute Matsiatra, Ihorombe et Atsimo Andrefana.

Les boucles d’oreilles constituent normalement une carte d’identité individuelle pour chaque zébu permettant d’obtenir la fiche individuelle de bovidé (FIB). Elles sont à insérer sur les deux oreilles. Mais comme constaté au marché aux zébus d’Andranomena, à Toliara, les boucles ne sont pas obligatoires, depuis leur provenance d’origine jusqu’à la capitale de la région Atsimo Andrefana.

« Les propriétaires de zébus à vendre depuis Gogogogo, Ejeda Ampanihy par exemple, ne font pas boucler leur bétail. Mais ils font porter les boucles par les gardiens de zébus qui les emmènent au marché de Toliara, le plus grand marché de la région. Si les zébus trouvent preneurs et rejoignent la capitale, c’est seulement là que les boucles d’oreilles sont accrochées sur les oreilles des zébus » explique Jean Truel Modike, percepteur de bovidés à Andranomena pour la commune rurale de Betsinjaka, Toliara II.

Pour les propriétaires de zébus, le visa ne peut être apposé sur les boucles d’oreilles comme sur les FIB et ils n’en voient pas trop l’utilité. « Mais comme le commerce vers la capitale est dit exigeant, les zébus pour Antananarivo sont tous dotés de boucles » poursuit-il. Les boucles d’oreilles coûtent 3000 ariary et sont disponibles auprès des revendeurs de produits vétérinaires ou auprès des communes.

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