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Diana – Le coronavirus se mêle de la fête de Pâques

La SG de la préfecture d’Antsiranana, entourée des responsables des forces de l’ordre pendant sa déclaration.

Pour endiguer la propagation de la pandémie, Antsiranana vivra autrement la Semaine sainte et le week-end pascal loin des rassemblements et des festivités.

À l’heure où les bilans de la Covid-19 s’alourdissent, dans la région Diana, la Semaine sainte, dernière « ligne droite » du carême, s’annonce particulière cette année. Les rassemblements sont interdits, suivant l’article-2 de l’arrêté régional qui stipule que « toute forme de réunion ou attroupement, d’affluence de personnes susceptible de rassembler plus de deux cents personnes est  interdite ».

Ces deux dernières semaines, la région Diana a connu une hausse grandissante du taux de positivité des personnes atteintes de la pandémie. La célébration de la Semaine sainte, un moment très important pour les chrétiens, va donc devoir s’adapter à la crise sanitaire. Pourtant, cette montée vers Pâques passe par le Jeudi saint, la Cène ou le dernier repas du Christ, et le Vendredi saint, jour de sa crucifixion et de sa mort.

Au cours d’une réunion qui s’est tenue hier, le comité de suivi et de contrôle au sein du Comité régional de coordination opérationnelle (CRCO) a prévenu les autorités religieuses qu’il marquera d’une croix la porte de l’église, du temple ou de la mosquée qui ne respecte pas les recommandations sanitaires exigées. L’objectif étant de freiner la contagion, l’application de cette décision est confiée à une patrouille militaire. Cette dernière va sillonnera les églises et les mosquées durant la Semaine sainte et le week-end pascal.

« La décision est difficile à pratiquer, surtout les Jeudi et Vendredi saints, car la célébration de Pâques est l’une des plus importantes sinon la plus importante du christianisme. Mais comme la crise limite les pratiques cultuelles habituelles, nous sommes obligés de nous soumettre pour le bien de la population », réagit le pasteur d’une paroisse de plus de quatre cents fidèles.

Goût amer

Le long week-end pascal aura aussi un goût amer pour les pique-niqueurs et les festivaliers antsiranais habitués à investir la plage et les sites touristiques de la région chaque année. Profiter  des plages, surtout celle de Ramena, la  plus attirante, est devenu un rite incontournable pour la population locale. Mais cette fois-ci, toutes les plages de la région Diana seront quasiment désertes et les vacances de Pâques seront perdues, comme le dispose l’article-4 du même arrêté régional.

« Les sorties dans les lieux susceptibles de favoriser des rassemblements de foule durant le week-end pascal sont interdites. » Il sera donc impossible de se rendre sur la plage pour quelque raison que ce soit, car les forces de l’ordre ont déjà annoncé que des barrières seront érigées sur les accès à ces sites. «Les décisions prises au niveau du CRCO, concernant les sorties et la tenue de festivités, seront appliquées à partir de samedi jusqu’au lundi de Pâques. Elles sont également valables pour les organisateurs d’évènements », insiste la secrétaire générale de la préfecture d’Antsiranana, Hermine Jahdà Tsirinar. Elle conclut en soulignant que les autres dispositifs restent  valables pendant quinze jours. En tout cas, ce sera une fête de Pâques perturbée par le coronavirus.

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