A la une Social

Confinement – Ratissage dans les quartiers populaires

Des éléments de la police ont été massivement déployés dans certains quartiers populaires de la capitale.

Imposer le confinement. Après quelques jours de sensibilisation inefficace, les Forces de défense et de sécurité (FDS), optent pour une option plus concrète. Depuis le début de la semaine, des descentes sont organisées sur les marchés et jusque dans les ruelles des quartiers pour imposer le confinement.

A Antananarivo, les rondes sont organisées dès le début de matinée pour déloger et ordonner la fermeture des commerces de produit non-essentiel. à midi, c’est à coup de mégaphone, voire de porte à porte que les éléments des Forces de l’ordre requièrent aux habitants de se plier aux mesures en vigueur en ces temps d’état d’urgence sanitaire. Des policiers ont, notamment, été massivement déployés dans certains quartiers populaires de la capitale, hier.

Sur les marchés d’Anosibe, Namontana et Andra­vohangy, il a fallu une intervention policière pour convaincre les marchands à ranger leurs étals. Les grilles du marché de Namontana ont même été placées sous surveillances policières. Dans les quartiers d’Ambohipo, Ambohi­manarina, ou encore Isotry et Ankazomanga, les forces de l’ordre ont dû s’engouffrer dans les ruelles pour demander aux gens de rentrer chez-eux et d’y rester. Une mesure déjà appliquée dans des secteurs de la cité des 67 ha, mardi.

L’augmentation du nombre de cas de contamination au coronavirus ne semble pas dissuader une partie des habitants d’Antana­narivo et ses environs. Certains n’hésitent pas à jouer au chat et à la souris avec les policiers et les gendarmes. Dans les quartiers précités, par exemple, les gens réinvestissent les couloirs ou les aires de jeu une fois que les rondes des forces de l’ordre cessent.

Les observateurs indiquent que pour ceux qui travaillent dans le secteur informel, sortir pour chercher de quoi s’acheter le pain du jour est crucial. Certes, mais sur terrain, le constat est que des badauds sortent juste pour flâner et non pas pour s’adonner à des activités économiques.

Commenter

Ce formulaire recueille votre nom et adresse e-mail afin que nous puissions valider votre commentaire. Veuillez consulter notre politique de confidentalité afin de prendre connaissance sur la façon dont nous protégeons vos informations.
Je consens à ce que L'Express de Madagascar collecte mon nom et email..

Cliquez pour commenter