Bancarisation - L’éducation financière des élèves au menu


Le renforcement de l’inclusion financière s’effectue aussi dans le rôle des institu­tions financières en partenariat avec les établissements d’éducation de base. Question d’argent. Les jeunes et les enfants seront incités à s’initier aux finances et à l’économie dès leur plus jeune âge. C’est dans cet objectif que se tient, durant toute cette semaine à l’Institut National de Formation Pédagogique (INFP) Mahamasina, un atelier portant sur l’intégration de l’éducation financière des enfants. Organisée conjointement par l’association professionnelle des institutions de microfinance, (APIMF), le ministère de l’Economie et des Finances ainsi que l’organisation internationale Aflatoun, l’initiative vise à réduire la vulnérabilité financière et à créer des opportunités pour obtenir des moyens d’existence durables. « Il s’agit de sensibiliser les enfants et les jeunes sur l’importance de l’argent. L’argent en tant que bien précieux, l’importance des dépenses et des épargnes dans la vie quotidienne, professionnelle et dans l’entrepreneuriat sera mis en avant à travers l’intégration des programmes de gestion de finance et de microfinance dans les programmes scolaires », explique Fanja­harivola Rakotomaharo, secrétaire générale de l’APIMF. Cependant, le concept d’inclusion financière implique, à la base, des adultes en activité et tient ainsi compte des autres tranches d’âge à l’instar des enfants qui deviendront les décideurs de demain. Priorité « Nous avons pour objectif de former des enfants de 6 à 14 ans à devenir autonomes et à prendre conscience de leur capacité à agir en tant que citoyen. Le programme s’intègre dans le cursus scolaire et a la particularité d’équilibrer l’éducation sociale, tels que droits, responsabilités et valeurs, l’éducation financière comme économiser, planifier, budgétiser, entreprendre ou encore l’éducation environnementale à l’instar de la sensibilisation aux enjeux de développement durable. Ainsi, ils deviennent acteurs de changement dans leur communauté », explique un des responsables d’Aflatoun. Par ailleurs, près de 41% de la population est encore à sensibiliser sur l’éducation financière et la bancarisation. L’atelier qui se déroule en ce moment s’efforcera alors de définir les axes de priorités afin de permettre aux premiers responsables de l’éducation de savoir où ils doivent concentrer leurs efforts dans leurs stratégies d’enseignement. « Les programmes d’éducation financière doivent s’attacher à des questions hautement prioritaires qui, selon les circonstances nationales, peuvent toucher des aspects importants de la planification de la vie financière, comme l’épargne élémentaire, la gestion des dettes des particuliers ou l’assurance, mais peuvent aussi porter sur les pré-requis de la sensibilisation à la finance, comme les connaissances élémentaires des mathématiques financières et de l’économie. Ainsi, Il convient d’encourager la sensibilisation des jeunes et enfants à la nécessité d’évaluer l’adéquation financière », détaille Tiana Ramparany, coordonateur national de la finance inclusive au sein du ministère de l’Économie et des Finances.  
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