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Editorial

Question de p.. riz

Le riz c’est la vie. Jusqu’à preuve du contraire le riz reste vital pour la population. Il a toujours constitué un casse-tête pour les dirigeants successifs. Même pendant la première République où la politique du ventre a guidé la gouvernance. Des centres semenciers avaient été crées dans plusieurs endroits mais qui ont disparu avec le régime Tsiranana. La seconde République avait fait le pari de l’autosuffisance alimentaire en 1990 sans y approcher. Beaucoup d’investissements ont été faits à Ambatondrazaka et à Marovoay avec la coopération allemande mais les objectifs n’ont jamais été atteints. Au contraire, le régime Ratsiraka a été marqué par la plus grande pénurie de riz que le pays ait jamais connu en 1982 avec de longues queues quotidiennes depuis 4 heures du matin pour avoir 3 kilos d’or blanc.

La troisième République ère Ravalomanana prenait le relais à travers la vitrine de Madagascar et un concours de rendement à l’hectare dans la culture de riz. L’observatoire du riz a Anosiboribory faisait des recherches pour les techniques de culture et les meilleures semences, mais cela ne s’est pas traduit par une hausse significative de la production.

Le régime Rajaonarimampianina a été également confronté à la crise du riz en 2015 où la barre des 2000 ariary a été atteint pour un kilo du précieux céréale. Il avait réuni tous les acteurs du riz à Iavoloha pour voir ensemble la situation mais aucune solution n’a été trouvée pour stopper l’hémorragie.

La production n’a jamais évolué alors que la population augmente de façon exponentielle. Par ailleurs, les remblais rétrécissent les surfaces cultivables comme peau de chagrin. L’offre se réduit donc logiquement face à la demande sans cesse croissante.

L’importation de riz est donc inéluctable pour combler le gap et surtout pour stabiliser le prix. Qu’on le veuille ou non, seule la supériorité de l’offre par rapport à la demande peut réduire ou stabiliser le prix. Une théorie élémentaire du marché libre qui a du mal à être effective à Madagascar. Avec la quantité de riz qu’on doit importer, il y a longtemps que les prix auraient dû baisser.

L’objectif de tout dirigeant c’est de ne pas importer mais il ne peut pas laisser la population mourrir de faim en attendant une hypothétique hausse du rendement à l’hectare et une inversion de la tendance. L’urgence impose qu’il faut prioriser le sosialim-bahoaka , devenu un paramètre fondamental, un baromètre important pour jauger la réussite d’un régime. Tout se résume à une question de p…riz

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