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Vœux présidentiels – Tanamasoandro, téléphérique, tramway au menu de 2021

Un tramway et un téléphérique verront le jour à Antananarivo.

Andry Rajoelina annonce du lourd pour 2021. Dans ses vœux à la nation, il affirme que cette année verra le coup d’envoi des projets majeurs inscrits dans ses « Velirano ».

Cette année sera celle du travail, du redressement et de l’édification. C’est par ces mots que Andry Rajoelina, président de la République, a introduit les perspectives étatiques pour cette année 2021, dans son discours de vœux à la nation, jeudi.

Le locataire d’Iavoloha annonce que, cette année verra « le coup d’envoi de la concrétisation des grands projets inscrits dans les Velirano [ses engagements de campagne] ». D’entrée, il annonce que l’un des principaux challenges est le démarrage de l’édi­fication de la nouvelle Tanà masoandro « d’ici quelques mois ». Face à la résistance des habitants d’Ambohi­trimanjaka, l’État a décidé de délocaliser le projet Tanà Masoandro sur un terrain proche d’Imerintsiatosika.

Selon le Président, la première phase du projet durera « deux ans ». Un des objectifs de la construction d’une nouvelle ville est de désengorger Antananarivo. À s’en tenir au discours de vœux à la nation du chef de l’État, la capitale connaitra, néanmoins, quelques mises à jour afin d’être plus dans l’ère du temps. Dans ses vœux prononcés, jeudi, Andry Rajoelina parle de téléphérique et de tramway à mettre en place dans la ville des mille afin d’atténuer les bouchons dans les artères de la capitale et améliorer le transport public urbain.

Mener à terme le projet Miami, à Toamasina figure, également, dans le « to do list », de l’État, pour cette année. « Nous allons, également, fournir l’effort nécessaire pour démarrer la construction de l’autoroute ralliant Antananarivo et Toamasina, cette année », ajoute le président de la République. À l’entendre, il s’agit de l’autre grand défi étatique en matière de projet d’infrastructure pour 2021.

Changer l’histoire

Outre l’autoroute dont le tracé passe par Ambaton­drazaka, la réhabilitation de quelques routes nationales figure dans les annonces présidentielles. Il fait part, notamment, « du coup d’envoi incessamment », de la réhabilitation de la route nationale 13 (RN 13), entre Ambo­vombe et Taolagnaro. À Taolagnaro, en octobre, Andry Rajoelina avait affirmé, « j’arrêterai la politique si la RN13 n’est pas réhabilitée ».

L’amélioration du système d’adduction d’eau à Antananarivo et d’autres grandes villes du pays fait, aussi, partie des projets à mener à terme, cette année. Apres une année 2020 cauchemardesque, le président Rajoelina compte remettre rapidement sur les rails le TGV. La pandémie de Covid-19 a dynamité tous les prévisions étatiques pour 2020, reconnait-il. Et à peine le virus maîtrisé que la malnutrition fait à nouveau des ravages dans le Sud.

Comme l’a rappelé le chef de l’État, dès son entame, l’année 2020 n’a pas été tendre. Les intempéries ont causé des sinistres dans plusieurs districts du pays. Une partie de l’opinion publique est dubitative face à l’allocution présidentielle.

Soulignant la conjoncture post-crise sanitaire, certains auraient aimé que le Président parle plus de plan de redressement de la situation socio-économique. « Ça aurait été bien pour avoir un meilleure visibilité sur les perspectives du plan relance après la pandémie », réagit un opérateur économique.

En juin, l’Exécutif a parlé d’un « plan Marshall », comme stratégie de redressement post-crise. Une stratégie de relèvement socio-économique qui table surtout, sur les projets d’infrastructures. Une logique réaffirmée dans les mots de Andry Rajoelina, jeudi. « C’est avec des travaux colossaux, qui n’ont jamais été faits à Madagascar, que nous allons changer son histoire. Des projets générateurs d’emploi et porteur de développement réel qu’hériteront nos descendants », lance-t-il.

En conclusion de son discours de vœux à la nation, le président de la République affirme que les projets « d’envergure », inscrits dans ses « Velirano », auront un impact direct sur la qualité de vie des ménages et sur l’économie du pays. Quelques obser­vateurs s’interrogent, cependant, sur les ressources à injecter dans ses projets d’infrastructure. La crise aurait mise à mal les finances étatiques. Les bailleurs internationaux sont, également, dans le dur. Il faudra, par ailleurs, faire attention pour qu’une seconde de vague de contamination au coronavirus ne vienne tout torpiller.

5 commentaires

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  •  » Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent  » disait Jacques CHIRAC . On ne sait pas si on a vraiment mesuré la portée et les conséquences de la non -concrétisation de ces projets emphatiques qui ne s’accordent point par rapport à la réalité socio-économique et les finances publiques actuelles . Le PEM est encore en quête de financement en plus .On est resté sur notre faim pour le sud et la famine récurrente car il y a eu déjà des bribes de solutions pérennes proposées . Le désengorgement de la capitale n’est plus à discuter maintenant parler de tramway dont la mise sur pied date de la période transitoire laisse perplexe . On espère que ce ne serait pas le même cas de figure pour l’usine ETHANOL . On comprend mieux maintenant ce budget en hausse frisant l’insolence alloué au ministère du sport faisant la démonstration que les vieux réflexes du clientélisme politique dans le but inavoué de préparer les échéances électorales est un euphémisme .On a oublié que les rudiments du développement ne reposent pas sur des infrastructures n’apportant pas les richesses pour un taux de croissance soutenu .La France essaie maintenant de rattraper son retard à l’industrialisation en voyant un pays comme l’Allemagne .Nos dirigeants savent très bien certainement que le leitmotiv devrait être la lutte contre la pauvreté . Des routes destinées au désenclavement des régions pourvoyeuses de produits d’exportation seraient plus appropriées .
    La stature de vrai homme d’état ne se verrait pas sur un égo surdimensionné qui pourrait conduire le pays au désastre par manque de réalisme . C’est bien beau de voir des buildings , des autoroutes ou des stades etc mais si en face la population croupit encore dans la pauvreté et que le chômage des jeunes dépasse l’entendement alors parler de pays émergent dans un avenir proche sonnerait creux .

  •  » Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent  » disait Jacques CHIRAC . Si c’est pour refaire le coup du tramway annoncé en grande pompe pendant la transition puis de l’usine éthanol une fois « élu » alors merci ! Le financement du PEM reste encore problématique à notre sens . Les partenaires techniques financiers ne sont pas des philanthropes et ils sont redevables vis à vis de leurs contribuables respectifs . Le budget alloué au ministère des sports par rapport à la santé ou à l’enseignement supérieur heurte vraiment la conscience . On voit que ce pays ne pourra pas se défaire du clientélisme politique avec toujours cette arrière-pensée malsaine sur les prochaines échéances électorales . On est resté sur notre faim concernant la concrétisation des solutions pérennes contre la sécheresse et la famine dans le sud . Même La France reconnait maintenant son retard en terme d’industrialisation face à l’Allemagne . Et c’était l’erreur de Francois Mitterrand avec les grands travaux , de véritables opérations d’architecture et d’urbanisme creusant le déficit budgétaire .
    C’est bien beau d’avoir des buildings poussant partout , de nouvelles villes , des autoroutes ou des stades mais si la majorité des Malgaches croupit encore dans la pauvreté alors il est indécent de parler d’émergence du pays . Et à ce jour une croissance économique avec un taux à 2 chiffres réduisant drastiquement la pauvreté semble s’éloigner avec un plan Marshall orienté vers des infrastructures non créatrices de richesses pour pallier les conséquences socio-économiques de la crise sanitaire . Soyons humbles et réalistes car il n’y a qu’un plan de relance financier urgent orienté vers tous les secteurs d’activités économiques qui viendra à bout de la récession actuelle .

    • Et , que feront les usagers en cas de délestage entre ciel et terre ?

      Là JIRAMA et la CUA ont – elle les moyens de faire redémarrer le téléphérique avant que les passagers ne sautent par les fenêtres de peur ?!!!

  • Mesdames et messieurs les Gouvernants malagasy, le bon sens prime vos laïus. Il est temps de remettre en cause vos ambitions mal placées, sinon les pleurs et malheurs du Peuple malagasy vous conduiront vers l’abîme de vos regrets irréparables.

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