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Réveillon – Des familles cotisent pour une fête digne

Les familles Razafiarimanga et Randrinaivo s’unissent dans une danse.

Les réveillons se suivent et ne se ressemblent pas. Beaucoup de familles ont préféré fêter le Nouvel An chez elles.

La famille avant tout. C’est l’esprit de fête de la famille de Razafindramanga et Randrianaivo qui a voulu célébrer la fête de la fin d’année, suivie de la fête du Nouvel An 2020. Ils ont été plus d’une vingtaine venue des quatre coins d’Antananarivo pour se réunir à Amboditsiry. Plusieurs familles gardent la tradition de la fête en famille, la nuit du réveillon. Et cela reste non seulement une tradition, mais surtout une réduction des dépenses.

« C’est toujours le cas chaque année. Il y a les parents, les frères, les sœurs, les cousines, les cousins, les tantes, les oncles, les nièces et neveux. Nous préférons, chaque année, fêter le réveillon et le Nouvel An en famille. Nous pensons que cela est plus important que d’aller ailleurs. Pour les snacks et le festin, nous avons fait une cotisation. Pour le premier jour de l’An, nous avons préparé de l’oie et des dindes. Les volailles ont coûté très cher, cette année, mais nous n’avons pas eu tellement de difficulté, car notre grand-père élève des poules et des dindes », explique un des membres de cette famille. La plupart des familles ont décidé de rentrer chez elles après une brève découverte des oriflammes lumineuses dans la ville d’Antananarivo. C’est le cas pour Jeaninne, une lavandière.

« Je n’ai jamais pu amener mes enfants à Antaninarenina pour voir les décorations lumineuses dont tout le monde parle. Nous avons décidé de nous promener. La pluie s’est manifestée soudainement et nous sommes rentrés. Nous n’avons pas vraiment préparé beaucoup de choses, mais ce sera des côtelettes pour le déjeuner de Nouvel An. C’est simple, car passer le mois de janvier aussi est encore rude», raconte-t-elle. Ce n’est pas tous les foyers qui peuvent préparer un déjeuner avec d’oie ou dinde. « Nous allons fêter le Nouvel An en famille. Et nous avons décidé de cotiser pour acheter quelque chose de bien et mieux. Nous avons pu manger du poulet de chair pour le déjeuner. C’est vrai que le temps a évolué. Manger une dinde et une oie n’est plus très évident vu le coût de la vie. Il suffit que les enfants soient heureux et que nous soyons encore vivants en cette année », affirme Manitra, responsable de borne fontaine à Besarety.