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Intempérie – Mahajanga souffre le calvaire à cause de Calvinia

Ces derniers jours, de nombreux quartiers ont été inondés à cause des pluies diluviennes.

La nouvelle année 2020 est placée sous le signe de « l’abondance » dans le Boeny. Des pluies diluviennes se sont abattues dans la ville ces derniers jours.

Le premier jour du Nouvel An a été arrosé par un grand déluge dès 10 heures du matin, et cela a continué jusque dans l’après-midi. La tempête tropicale Calvinia qui passait dans l’océan Indien, y était pour quelque chose. Ces pluies étaient accompagnées de rafales de vent fort atteignant plus de 50km/heure.

Pourtant, mardi après-midi, trois pirogues ont encore osé s’aventurer en pleine mer pour la pêche. Au retour, vers 17 heures, ils ont été surpris par des vents forts près du village touristique. Les pêcheurs des deux pirogues ont réussi à se maintenir et toucher terre sans incident, mais la troisième s’est retournée sur elle-même.

En gros, les fêtes de fin d’année à Mahajanga ont été marquées par un climat capricieux, agrémenté de pluies intermittentes tout au long de la journée depuis lundi matin. En réalité, la Cité des Fleurs a passé la fin de
l’année dans l’eau, notamment les quartiers bas d’Ambalavola, Aranta, Fiofio ainsi que Tsararana-anosikely et ambany. Un peu partout jusqu’à Mahajanga-be et Ampasika, l’eau est montée jusqu’aux genoux.

D’autres quartiers bas ont été, de nouveau, immergés, alors que l’on vient à peine de panser les plaies laissées par le cyclone Belna, il y a trois semaines. Le réveillon de la Saint-Sylvestre a, néanmoins, été épargné par la pluie qui a cessé de tomber vers 19 heures et jusqu’à mercredi à 10 heures.

La fin de l’année a aussi vu une affluence nombreuse de Tananariviens. La plupart ont débarqué le week-end dernier, pour pouvoir échapper aux bouchons infernaux de la capitale. D’autres sont arrivés lundi dans l’espoir de profiter du beau temps et de passer un beau réveillon. Mais le temps n’a pas coopéré.

Dans les différents marchés de Mahajanga, en particulier à Tsaramandroso et à Mahabibo, l’affluence a été inévitable. Les taxis motos, pou leur part, ont certainement réussi à engranger de grosses recettes car ils n’ont cessé de circuler profitant surtout de la pluie.