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Secteur halieutique – Les accords de pêche avec l’UE au point mort

Etienne  Bemanaja  rassure  sur  la  performance du  secteur  durant  les  trois  dernières  années.

L’accord de pêche entre l’Union européenne et Madagascar est toujours au point mort. La décision revient au gouvernement.

Décision en haut lieu. Ce ne sera plus désormais au niveau du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche que les accords de pêche de grande envergure se décideront. Notam­ment pour le cas de l’accord entre l’Union européenne et Madagascar. Cette annonce a été effectuée par le directeur général de la pêche, hier à Ampandrianomby, en marge de la présentation du bilan des années de collecte entre 2018 et 2020.

En effet, expirée depuis décembre 2018, la licence d’exploitation de pêche dans les eaux malgaches n’est pas encore accordée aux bateaux européens. Depuis, les négociations stagnent et peine à gravir le chemin vers la reprise. « Les négociations sont, pour le moment, en situation de stand by. La décision pour une éventuelle reprise se fait à présent au niveau même du gouvernement. Ce dernier définira alors les points à améliorer sur l’accord de pêche global par rapport aux anciens accords de manière à ce que les avantages des accords impactent positivement les intérêts de l’État. Une fois la décision prise en haut lieu, le ministère de la Pêche se chargera des points techniques dans la réalisation de ces mêmes accords » explique Etienne Bemanaja, directeur général de la Pêche et de l’aquaculture au sein du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.

Transparence

Parmi les points de négociation, l’augmentation des redevances et des compensations financières sont envisagées. Le système déclaratif utilisé auparavant devrait aussi être modifié de façon à ce que les bateaux de pêche européens procèdent directement au débarquement des produits avant de les exporter.

« Auparavant, les bateaux pêchaient en haute mer et ne faisaient que déclarer le tonnage sur papier aux autorités malgaches. Il est difficile dans ce cas d’assurer une totale transparence dans les procédures. Avec le système de débarquement des poissons sur la grande île avant les envois en exportation, le contrôle en termes de qualité et de quantité s’améliorera nettement » ajoute le directeur général de la Pêche et de l’aquaculture.

Le dernier accord autorisait quarante thoniers et cinquante-quatre palangriers à pêcher à vingt mille marins des côtes malgaches. Quelque six millions cent mille euros de redevances ont été versées à l’État malgache durant l’exercice 2015- 2018. Durant l’année 2019, les deux camps ne sont donc arrivés à aucun point d’entente. Une augmentation de 20% par rapport au précédent accord. Cependant, des scepticismes persistent dans l’autre camp, notamment, sur la question des redevances.

En parallèle, à ce responsable de rassurer l’opinion par rapport à la stabilité du secteur halieutique durant ces trois dernière année à travers la comparaison des recettes apportés par la filière dans les caisses de l’État. Si en 2018, la recette apportée par les opérateurs en saison de collecte affichait un milliard deux cent millions d’ariary, en 2019 cette somme a augmenté à un milliard trois cent soixante millions d’ariary pour atteindre cette année un pic d’un peu plus de un milliard cinq cent trente millions d’ariary.

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