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Identification du coronavirus – Baisse du nombre de personnes testées

Vingt cas positifs ont été enregistrés hier selon le bilan annoncé par la Pr Hanta Marie Danielle Vololontiana.

Le dépistage de la covid-19 intéresse de moins en moins de personnes et le test d’identification du coronavirus tend à se limiter systématiquement dans le cadre hospitalier dans les villes régionales.

Allègement de la rigueur ? Aucune opération de facilitation d’accès au test d’identification du coronavirus n’est organisée dans les principales villes en régions. C’est le cas dans l’Alaotra-Mangoro et dans l’Ihorombe où les responsables parlent de tests dans le cadre hospitalier. « À Ambatondrazaka, les tests sont effectués sur des malades emmenés à l’hôpital et suspectés de porter le coronavirus. Le résultat de chaque test s’obtient en quarantecinq minutes car il s’agit de GenExpert », indique une responsable de la lutte contre le coronavirus dans la région Alaotra-Mangoro. Cette pratique est commune aux villes en régions. À Ihosy, chef-lieu de la région Ihorombe où cinq morts sur trente contaminés sont enregistrés, il est impossible pour le simple citoyen de se faire tester. Pour le directeur de cabinet de la région Ihorombe, Jean Razafimahefa, « Il est vrai que les tests pour grand public n’existe pas même si dans tout le pays, la proportion des morts par rapport aux contaminés est la plus élevée à Ihorombe. Le chef-lieu de la région n’a même pas d’équipements et d’appareils pour effectuer un test. Il y a des prélèvements effectués sur les personnes en début d’hospitalisation à l’hôpital d’Ihosy. Un fourgon faisant le trajet aller-retour Fianarantsoa-IhosyToliara vient récupérer ces prélèvements. Ce fourgon revient trois jours après pour fournir les résultats et ainsi de suite ». Le tracing contact, procédé consistant à dépister le coronavirus chez tout l’entourage de chaque malade jugé porteur du coronavirus, s’opère facultativement dans les localités loin de la capitale .Aucun dépistage de masse n’a eu lieu à Antananarivo depuis le début de la pandémie. Selon un agent de s an té t r a v aill an t à l’h ôpi t al d’Antsiranana dans la région Diana où un malade décédé hier est enregistré parmi les morts du coronavirus, « Les personnes hospitalisées sont testées. Si le coronavirus a été détecté chez un patient, et que celui-ci décède, il est considéré mort du coronavirus ».

Désintérêt

Sur les deux-cent neufs tests réalisés selon la Professeure Hanta Marie Danielle Vololontiana hier, vingt cas positifs sont découverts. Il s’agit de l’effectif minimal enregistré en plusieurs mois de pandémie. Dans la région Melaky où aucun contaminé n’a été signalé jusque-là, la vie de la population n’a jamais été impactée par l’existence de la pandémie. « A Tsiroanomandidy qui est la ville-carrefour où s’effectuent toutes les transactions en termes de commerce de zébus, de produits d’élevage et d’agriculture, des gens viennent de Maintirano. À partir de ce chef-lieu de la région Melaky, les paysans viennent en camion jusqu’à Tsiroanomandidy en parcourant 400 km de route secondaire. Les échanges et les mouvements de population ont toujours eu lieu. Le marché bihebdomadaire devient quotidien et le commerce s’intensifie », selon Mananjara Jaona Razafindredohy, maire de Tsiroanomandidy

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