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Tourisme durable – Un concept encore à développer

Bien que la Grande île soit une destination reconnue pour sa biodiversité riche
et authentique, y voyager sans nuire à l’environnement reste impossible.

Des efforts à déployer. À Madagascar, « le concept commence à prendre place. Néanmoins, des efforts demeurent à entreprendre pour appuyer son développement », à en croire Sylviane Rajerison, secrétaire exécutif au Comité Sectoriel Partenarial de Pilotage et de Coordination (CS2PC). A preuve, « la persistance des feux de brousse, l’exploitation abusive des ressources naturelles, comme les forêts de Mangrove qui, pourtant, figurent parmi les éléments majeurs du tourisme à Madagascar », a t-elle poursuivi. Cette situation résulterait d’un manque de sensibilisation, d’après les explications de cette dernière. « Une prise de conscience de la richesse du patrimoine et des bonnes pratiques touristiques est de mise, particulièrement au niveau de la population. Ensuite, il appartient à l’administration de règlementer et d’appuyer les opérateurs dans la promotion du tourisme durable », préconise t-elle. L’année 2017 a été déclarée par l’ONU comme celle du « Tourisme durable pour le développement ».
La richesse et l’authenticité de la biodiversité de Madagascar font du pays une destination sans pareil. À cet effet, « La majorité de nos clients étrangers viennent au pays pour découvrir sa biodiversité naturelle. On a des touristes qui sont des « birds watchers »», nous a confié un responsable d’une agence de voyage de la capitale.

Enjeux
Même son de cloche de la part du Directeur régional du tourisme de la région Sava, Nadine Ibrahim Soavelo indique que « la grande majorité des touristes qui séjournent chez nous viennent pour des raisons bien précises, comme c’est le cas, notamment, des chercheurs qui séjournent en général à Marojejy et à Masoala pour y effectuer des travaux de recherches sur la biodiversité ». À Madagascar, des réserves naturelles ont été classées patrimoine mondiale par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).
« Nous ne sommes pas en mesure de concurrencer, par exemple, l’île Maurice en matière de qualité des infrastructures d’accueil, et ce, malgré les efforts entrepris en ce domaine. Par contre, la Grande île peut compter sur son capital naturel pour promouvoir la destination. C’est grâce à sa biodiversité importante que le pays pourra compéter avec les autres destinations touristiques », a souligné Sylviane Rajerison. Ainsi, des efforts sont à entreprendre pour conserver cet atout.

Soa-Mihanta Andriamanantena