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Concertation nationale – L’opposition donne rendez-vous en septembre

Des représentants d’entités politiques, essentiellement d’opposition, sont venus en nombre à Tsiazotafo, samedi. Ils ont décidé de tenir la concertation nationale durant la deuxième moitié de septembre.

L’opposition garde le Cap. Colle annoncé la semaine dernière, les partisans de la concertation nationale se sont données rendez-vous à Tsiazotafo samedi. Ils y ont tenu une réunion pré- paratoire de ladite concertation nationale.

À l’issue d’un long débat qui a pratiquement duré une journée, ils ont décidé de tenir la concertation nationaledurant la deuxième moitié du mois de septembre. Pour l’heure, ni la date exacte, ni le lieu du rendez-vous ne sont actés. À entendre l’acte lu par Bary Rafatrolaza, ancien secrétaire d’État auprès du ministère des Affaires étrangères, les participants à la réunion de samedi ont, néanmoins, défini un chronogramme relativementdétaillé et précis pour la concrétisation de leurs intentions.

Aussi, avant le rendez-vous crucial prévu durant la seconde partie de septembre, les initiateurs de la concertation nationale vont collecter les propositions dans les régions. De prime abord, la résolution de la concertation nationale sera érigée en initiative de loi. Un texte qui selon la déclaration lue parl’ancien secrétaire d’État, “devra être présenté au Parlement durant la deuxième session ordinaire [qui démarreen octobre]”. Avant, elle sera “remise au gouvernement pour observation durant le mois d’octobre”.

À l’issue de la réunion, Jean Claude Rakotonirina, coordonnateur national du parti TIM, indique, “le plus important pourl’instant, c’est la tenue de la concertation nationale”. Ilreconnaît, néanmoins, que “l’autre étape est de donner une force exécutoire à la résolution”.

Le pouvoir botte en touche

Vraisemblablement, les partisans de la concertation nationale ont dans l’idée d’é- riger l’issue du rendez-vous de septembre en proposition de loi. Pour cela, ils pourraient compter sur les députés du parti d’opposition “Tiako i Madagasikara” (TIM), afin de porter le texte devant le Parlement.

L’autre option qui est celle du projet de loi, donc à l’initiative de l’Exécutif, est verrouillée en l’état actuel des choses. À s’en tenir aux propos de Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture, également, porte-parole du gouvernement, les tenants du pouvoir bottent en touche, sans ménagement, la concertation nationale voulue par l’opposition.

“Leur objectif est juste d’avoir dessièges au sein du pouvoir sans passer par les élections”, déclare la porte-parole du gouvernement dans son émission hebdomadaire “Tsy ho tompontrano mihono”, diffusée sur la radio nationale, vendredi. Une affirmationdémentieparOlivier Rakotovazaha, chef de file du parti “Mitolona ho an’ny fampandrosoana an’i Madagasikara” (MFM). “Il n’est nullement question derecherche desiège, comme certains l’affirment”, réplique l’ancien sénateur.

Le numéro un du MFM confirme le sujet qui a pris la part belle des débats à Tsiazotafo, samedi. Il s’agit de l’amélioration nécessaire des textes électoraux. Il ajoute, néanmoins, “cela n’empêche pas de discuter d’autres sujets d’intérêts nationaux”. La hausse du coût de la vie, la gouvernance étatique sont des exemples des points soulevés durant la réunion préparatoire de la concertation nationale. Les tenants du pouvoir lisent, cependant, dans l’initiative des opposants, “des calculs politiques”.

Au regard de la configuration des institutions parlementaires, par ailleurs, la formule de la proposition de loi pourrait ne pas suffire pour donner une force exécutoire à la résolution de la concertation nationale voulue par l’ opposition, en septembre. L’Assemblée nationale et le Sénat sont dominés de la tête et des épaules parla coalition présidentielle. Il s’est dit que des démarches seront engagées pour convaincre les tenants du pouvoir d’adhérer à la concertation nationale.

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