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Betafo – Le dialogue communautaire pour lutter contre le paludisme

La  commune  rurale  de  Mandritsara,  district  de  Betafo.

Le district de Betafo mène des actions pour maîtriser le paludisme. Il mise notamment sur le dialogue communautaire et l’approvisionnement en intrants.

Un dialogue communautaire a été entamé au niveau des fokontany de quatre communes du district de Betafo, région Vakinankaratra afin de sensibiliser la population dans la lutte contre le paludisme. « Le dialogue communautaire permet d’échanger afin de cerner les problèmes de la population. Il a permis d’identifier par exemple le problème d’éloignement des centres de santé ou autres formations sanitaires. Cet éloignement favorise l’automédication. Et parfois, le patient arrive au centre de santé dans un état grave. Ce qui entraîne parfois son décès », explique le Docteur Augustin Randrianasolo, médecin inspecteur au niveau du district de Betafo.

Une recrudescence des cas de paludisme a été observée dans ce district. Près de cinquante-deux cas de paludisme ont été recensés au niveau des formations sanitaires pour le mois de juillet. Le mois précédent, cinquante-quatre cas ont été répertoriés. Les responsables de la San té publique au niveau local ont organisé plusieurs descentes.

Cas importés

Dans la commune d’Andriambesoa, le paludisme est actuellement maîtrisé. « Nous avons constaté une baisse des cas en cette période hivernale. Les cas de paludisme sont surtout importés des districts environnants comme celui de Miandrivazo. Les mineurs originaires du district sont déjà atteints de paludisme lorsqu’ils arrivent à Betafo », enchaîne le médecin. La sensibilisation a alors été priorisée au niveau du district.

« La sensibilisation au niveau communautaire est l’une des actions que nous avons entreprises. Des moustiquaires ont également été distribuées dans des communes-cibles, en plus de la campagne d’Aspersion Intra Domiciliaire d’Insecticide (CAID) réalisée, il y a quelque temps. Nous pensons aussi que la prise en charge des patients permettra d’encourager la population locale à aller vers les formations sanitaires », poursuit-il.

À ces actions, s’ajoute l’approvisionnement en intrants. L’insuffisance d’intrants a été l’une des difficultés fréquentes dans les CSB. La centrale approvisionne généralement les centres tous les trois mois.

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