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Ambohimangakely – Les cas suspects en hausse

Les  cas  suspects  de  coronavirus  augmentent  ces  derniers  jours  dans la  commune  d’Ambohimangakely.

Affluence des cas suspects dans le centre de santé de base de niveau II (CSB II) d’Ambohimangakely. Une hausse des personnes qui présentent les symptômes de la covid-19 est constatée dans cet établissement de santé, ces derniers jours. « Lorsque nous avons commencé le traitement des cas suspects, environ soixante dix personnes par jour viennent se faire soigner chez nous. Mais depuis deux jours, le nombre de consultations a augmenté. Nous enregistrons jusqu’à cent patients en une journée », affirme le Dr Mbolaniaina Andrianavony, médecin-chef du CSB II d’Ambohimangakely, jeudi.

Les médecins ne peuvent pourtant pas chiffrer cette hausse du nombre de porteurs de virus dans cette commune rurale d’Antananarivo-Avaradrano. On sait néanmoins que les habitants des communes voisines, comme celles d’Ambohimalaza, d’Anjeva, et même ceux des cinquième et troisième arrondissements de la ville d’Antananarivo, sont nombreux à recourir à cet établissement.

Médicaments suffisants

La plupart des patients seraient des « cas suspects » de coronavirus. Certains sont même « fortement suspects »: ils présentent tous les symptômes de la maladie, comme les syndromes grippaux, la perte d’odeur et de goût, la fatigue, la fièvre, les courbatures, la diarrhée, la douleur thoracique. D’autres sont « légèrement suspects». On y rencontre aussi des personnes déjà testées positives à la covid-19 et celles qui ont été en contact avec des cas positifs.

Malgré cette hausse du nombre des patients, le CSB arrive encore à bien répartir les médicaments et il n’est pas en butte à une rupture de stock. Chaque patient reçoit son lot de médicaments, distribués gratuitement. Cela, grâce à la bonne coordination des agents du ministère de la Santé publique, ceux de la direction des Affaires sociales de la Présidence et de l’Association Fitia. Ce sont les deux médecins du CSB qui examinent les patients et prescrivent les médicaments. « C’est en fonction des symptômes présentés par le patient que nous prescrivons les médicaments», rajoute le Dr Mbolaniaina Andrianavony.

L’équipe de la Présidence, pour sa part, assure la gestion des stocks et, donc, la sortie des médicaments, selon la prescription des médecins. Elle assure en même temps le réapprovisionnement ponctuel des stocks, pour qu’il n’y ait pas de rupture. « Nous faisons des commandes, presque tous les jours. Celles d’aujourd’hui arriveront demain », explique Mamitiana Rakotoson de la DASP. L’Association Fitia, quant à elle, se charge de la logistique et de la fourniture en équipements. « L’Association Fitia, comme toute autre entité non gouvernementale engagée dans la lutte, apporte sa modeste contribution logistique ».

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