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Vie de Parti – Le «Tiako i Madagasikara» fête ses vingt ans

Les ténors du TIM au vernissage de l’exposition sur les vingt ans du parti.

Vingt ans au compteur. Un 20ème anniversaire se fête et le parti « Tiako i Madagasikara» (TIM), ne compte pas bouder le plaisir de le faire. Aussi, la formation politique créée et présidée par Marc Ravalomanana, son président national, donne rendez-vous à ses membres et ses partisans sur la place du Magro Behoririka.

Depuis hier après-midi, jusqu’à demain, une exposition sur l’histoire de l’ancienne formation politique au pouvoir se tient au Magro Behoririka. Le vernissage a été ouvert par Rina Randriamasinoro, secrétaire général du TIM, entouré par des députés et des ténors du parti, dont certains étaient là dès les premières heures. Le climax sera la descente sur place de son président national, demain. Les photos qui y sont exposées retracent la genèse et le vécu du «Tiako i Madagasikara».

Le TIM a germé lorsque Marc Ravalomanana s’est présenté à la course à la magistrature suprême, en 2002. Pour briguer la présidence de la République, celui qui a été maire de la capitale a donc changé le nom de son parti «Tiako Iarivo», sous l’étendard duquel il a conquis la magistrature d’Antananarivo, afin de lui donner une dimension nationale. Là a démarré l’épopée du TIM. Il a dominé de la tête et des épaules la scène politique et l’administration, jusqu’au niveau des Fokontany, durant les sept années passées par son fondateur à la tête du pays.

Résister à une traversée du désert

Ironie du sort, Marc Ravalomanana qui a été porté au pouvoir par un soulèvement populaire en contestation des résultats de la présidentielle de 2002, a été renversé par un autre mouvement populaire, en 2009. Une année qui a failli sonner le glas du parti. Des irréductibles, l’espoir que leur chef de file puisse reconquérir un jour le pouvoir, mais également, les accords de sortie de crise l’ayant offert des sièges au sein du pouvoir transitoire a, toutefois, permis au TIM de résister à une traversée du désert et même reprendre des couleurs.

Durant deux élections présidentielles successives, en 2013 et 2018, les candidats du TIM se sont placés à la deuxième place. Il a même réussi à reconquérir la mairie d’Antananarivo de 2015 à 2020. Le TIM est actuellement la seule formation officiellement d’opposition à avoir des députés. Bien que son président national, qui devrait tenir un discours au Magro Behoririka, samedi, revendique à tout vent la tenue d’une conférence nationale, il est fort probable que le TIM aligne à nouveau un candidat à la prochaine élection présidentielle.

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