Un accrochage meurtrier, faisant cinq morts, a éclaté lors d’une opération des gendarmes, dans un camp des dahalo, vendredi, à Betroka. Réputée inaccessible depuis des années, la base des dahalo et aussi, lieu de cache du bétail volé, à Soahazo Ivaho, district de Betroka a finalement été démantelée. C’etait vendredi, au lever du jour, que la gendarmerie a débarqué sur les lieux pour récupérer une centaine de bœufs disparus l’année dernière. L’opération s’est pourtant transformée en embuscade violente empirée de tirs nourris et sporadiques. Cinq dahalo sont passés par les armes et décédés, selon le bilan rapporté par le secrétariat d’État chargé de la gendarmerie nationale (SEG). Outre ces pertes en vie humaine, trois maisons en toit de paille ont été réduites en cendres puisque l’escadron a fait usage de balles incendiaires. Trois cent vingt-neuf zébus recelés ont été, par ailleurs, reconquis et ramenés dans la ville de Betroka avant la restitution à leur propriétaire respectif. Cette razzia a été déclenchée lorsque des villageois informés de la localisation de leurs cent-quarante zébus à Soahazo sont venus demander de l’aide à la compagnie de la gendarmerie. Protection « Comme ce repaire est dangereux et face au sureffectif des dahalo y résidant, il fallait mander un renfort auprès de l’unité spéciale anti-dahalo (Usad) pour ne pas y aller de main morte », explique l’officier supérieur à la tête de la compagnie de Betroka. « Étant prêts, nous sommes partis à 1h du matin pour y arriver à 6h. Sur place, alors que nos éléments étaient en train de préparer le dispositif, des coups de feu ont été tirés depuis le village vers nous », poursuit ce chef d’escadron. C’était là qu’une contre-offensive imbattable a été lancée, tuant cinq des voleurs armés jusqu’aux dents. Plusieurs étuis avec un tas de fusils de chasse, d’amulettes et de pistolets de fabrication locale ont été ramassés par la gendarmerie avant de repartir avec les centaines de zébus. « Je ne me mêle pas trop de ce qui pourrait être la cause, mais, en tant que natif de Betroka, je condamne l’incendie du village et l’exécution de ces cinq personnes par les gendarmes dans la commune d’Ivaho ce matin (ndlr : vendredi). J’interpelle tous les responsables », réagit Paolo Emilio Raholinarivo Solonavalona, administrateur civil. « En effet, certains Lonaky ou notables et intellectuels protègent ces dahalo. La Justice et Paix en fait partie. Ce qui complique parfois notre tâche à Betroka. Comme cette fois, nous étions encore en pleine mission et avons déjà entendu quelque part, qu’il n’y a rien de loyal dans ce que nous faisons. Je souligne pourtant que nous étions et sommes toujours droits jusqu’ici », précise le commandant de compagnie de la gendarmerie locale. Les propriétaires du bétail ont tous été contents après cette opération fructueuse et ont félicité la gendarmerie qui ont eu le front d’attaquer cette base redoutable de Soahazo. Une enquête est ouverte sur tous les aspects, selon les informations du SEG.
Un accrochage meurtrier, faisant cinq morts, a éclaté lors d’une opération des gendarmes, dans un camp des dahalo, vendredi, à Betroka. Réputée inaccessible depuis des années, la base des dahalo et aussi, lieu de cache du bétail volé, à Soahazo Ivaho, district de Betroka a finalement été démantelée. C’etait vendredi, au lever du jour, que la gendarmerie a débarqué sur les lieux pour récupérer une centaine de bœufs disparus l’année dernière. L’opération s’est pourtant transformée en embuscade violente empirée de tirs nourris et sporadiques. Cinq dahalo sont passés par les armes et décédés, selon le bilan rapporté par le secrétariat d’État chargé de la gendarmerie nationale (SEG). Outre ces pertes en vie humaine, trois maisons en toit de paille ont été réduites en cendres puisque l’escadron a fait usage de balles incendiaires. Trois cent vingt-neuf zébus recelés ont été, par ailleurs, reconquis et ramenés dans la ville de Betroka avant la restitution à leur propriétaire respectif. Cette razzia a été déclenchée lorsque des villageois informés de la localisation de leurs cent-quarante zébus à Soahazo sont venus demander de l’aide à la compagnie de la gendarmerie. Protection « Comme ce repaire est dangereux et face au sureffectif des dahalo y résidant, il fallait mander un renfort auprès de l’unité spéciale anti-dahalo (Usad) pour ne pas y aller de main morte », explique l’officier supérieur à la tête de la compagnie de Betroka. « Étant prêts, nous sommes partis à 1h du matin pour y arriver à 6h. Sur place, alors que nos éléments étaient en train de préparer le dispositif, des coups de feu ont été tirés depuis le village vers nous », poursuit ce chef d’escadron. C’était là qu’une contre-offensive imbattable a été lancée, tuant cinq des voleurs armés jusqu’aux dents. Plusieurs étuis avec un tas de fusils de chasse, d’amulettes et de pistolets de fabrication locale ont été ramassés par la gendarmerie avant de repartir avec les centaines de zébus. « Je ne me mêle pas trop de ce qui pourrait être la cause, mais, en tant que natif de Betroka, je condamne l’incendie du village et l’exécution de ces cinq personnes par les gendarmes dans la commune d’Ivaho ce matin (ndlr : vendredi). J’interpelle tous les responsables », réagit Paolo Emilio Raholinarivo Solonavalona, administrateur civil. « En effet, certains Lonaky ou notables et intellectuels protègent ces dahalo. La Justice et Paix en fait partie. Ce qui complique parfois notre tâche à Betroka. Comme cette fois, nous étions encore en pleine mission et avons déjà entendu quelque part, qu’il n’y a rien de loyal dans ce que nous faisons. Je souligne pourtant que nous étions et sommes toujours droits jusqu’ici », précise le commandant de compagnie de la gendarmerie locale. Les propriétaires du bétail ont tous été contents après cette opération fructueuse et ont félicité la gendarmerie qui ont eu le front d’attaquer cette base redoutable de Soahazo. Une enquête est ouverte sur tous les aspects, selon les informations du SEG.