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Antananarivo – Réglementation de la circulation des charrettes

Les charrettes sont source d’obstruction des voies de circulation.

Aucune charrette ne devrait circuler sur les rues montantes de la capitale, à partir de lundi. En outre, ce moyen de transport ne pourra plus rouler pendant les heures de pointe. Et il ne doit plus transporter des remblais et des tonneaux. Leurs chargements sont, par ailleurs, limités à une tonne et demie.
L’organe mixte de contrôle dans la ville d’Antananarivo a annoncé, hier, ces nouvelles mesures, « dans l’objectif de réduire les embouteillages dans la capitale ». Les charrettes sont source d’obstruction des voies de circulation. Il est devenu fréquent d’apercevoir des véhicules à deux roues, bloquer plusieurs véhicules derrière elle. Leurs tireurs n’arrivent pas à suivre la vitesse des véhicules, surtout avec leurs lourdes charges. La situation a empiré, ces derniers temps, avec de plus en plus de charrettes qui envahissent les rues d’Antananarivo.

Interdictions
Faravohitra, Ankazo­tokana, Ambohijatovo, Antanimena, Ambohidahy, Andravoahangy-Ambony, font partie des quartiers qui ne doivent plus être traversés par les charrettes. Ailleurs, leur circulation est limitée. « La voie est libre pour eux entre 10 et 12 heures, le matin, et entre 14 heures et 16 heures, l’après-midi. De 7 heures à 10 heures, entre midi et 14 heures, et après 16 heures, ils sont interdits de rouler », explique le Général Angelo Ravelo­na­rivo, préfet de police d’Anta­nanarivo.

Ceux qui enfreignent ces règles seraient soumis à de sévères sanctions. « Soit, on met en fourrière les charrettes, soit on les détruit », ajoute la source.
Lors du conseil du gouvernement du 28 mai, l’interdiction des charrettes à bandage métallique de rouler dans la zone du projet
Reconstruction de l’infrastructure après une catastrophe a été, en outre, communiqué verbalement. Cette réglementation de la circulation des charrettes a été très attendue. Certains sont, toutefois, déçus. «Les charrettes ne sont pas des moyens de transport adaptés à la grande ville. Aussi, peuvent-elles détruire les chaussées avec leurs pneus. Les autorités doivent les bannir de la ville », assène Ricardo Raharifeno, transporteur. Quelques milliers de personnes survivent grâce à ces charrettes.

 

1 commentaire

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  • C EST DEJA UN BON DEBUT POUR LA REGLEMENTATION DE CIRCULATION EN VILLE MAIS LES CHARETTES NE SONT PAS LES SEULES FAUTIVES . LES VRAIS PERTUBATEURS SONT LES TAXI-BE !!!
    A QUAND UNE VRAIE POLITIQUE DE TRANSPORT URBAIN AVEC DES BUS A ENERGIE NON POLLUANTE DES ARRETS , UN PAIEMENT PAR TICKET , LE TOUT GERE PAR UNE  » REGIE AUTONOME PUBLIQUE  »
    TOUS LES BAILLEURS DE FOND SONT PRETS A NOUS AIDES POUR UNE GESTION SAINE DES TRANSPORTS URBAINS MAIS OSERA AFFRONTER LE LOBBY DES TAXI-BE ;