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Critiques et frondes – Rajaonarimampianina et son équipe jouent à la contre-attaque

Profitant d’une série d’inauguration dans le Sud profond, l’Exécutif a répondu aux diverses critiques à son encontre. Le Président Rajaonarimampianina et les ministres ont fait front en défense et ont engagé une contre-attaque.

Sur tous les fronts. Visi­blement, les membres de l’Exécutif se sont donné le mot pour défendre le bilan du pouvoir et répondre frontalement aux critiques à son encontre. Que ce soit les ministres, ou Hery Rajaonarimampianina, président de la République, ceux qui ont pris la parole se sont attelés à mettre en avant les infrastructures inaugurés pour répondre aux frondeurs.
« Ceux qui disent qu’il n’y a rien de fait ne voient, probablement, pas au-delà de leur entourage et certainement pas ce qui est en train de se faire dans tout le pays », a soutenu le Président durant une brève réponse à la presse, à Tanandava.
Hier, s’est tenu une série d’inauguration dans la région Sud-Ouest de Madagascar. Le mot d’ordre a été : « Contrai­rement à ce qu’affirment les médisants, le pouvoir travaille, voyez là les résultats ». Une formule reprise par Narison Rafidimanana, ministre auprès de la présidence en charge, notamment, de l’Aména­gement du territoire et Paul Rabary, ministre de l’Éducation, durant leur prise de parole, respectivement à Befandriana et Bevoay.
« Notre pays n’a plus besoin des critiques stériles et néfastes, mais au contraire d’une solidarité agissant pour le développement », a lancé le président de la République dans son mot de remerciement à la BAD, à Befandriana. Une phrase dite, certainement, pour rassurer les partenaires internationaux, dans un moment, où les mots « désta­bilisation et coup d’État », reviennent en force dans les débats publics.
Durant les événements d’hier, l’appel à « l’union sacrée », pour l’apaisement et la stabilité, en vue du développement, a été martelé. Parmi les arguments soulevés figure, entre autres, l’appui des collaborateurs internationaux. Dans le Sud-Ouest, la reconquête de la confiance des bailleurs a été mise en avant comme l’un des principaux faits d’arme du pouvoir.
Galvanisés
« Les bailleurs ne s’engagent que lorsqu’ils ont l’assurance que la population est derrière les dirigeants », a scandé le locataire d’Iavoloha. L’Exécutif, justement, a été galvanisé par les félicitations d’Abdelkrim Bendjebbour, représentant résident de la BAD à Madagascar. « Cet événement permet de renouveler l’engagement du groupe de la Banque africaine de développement, pour une coopération très renforcée avec le pays au cours des années à venir », a déclaré le diplomate africain.
Sur tous les fronts, l’Exécutif a profité de la contre-attaque d’hier pour affirmer « la vision », que renferme sa politique de développement. « Ce pont reflète la vision du développement véhiculée par le pouvoir, solide, durable et un héritage pour les générations à venir », a argué Hery Rajaona­rimampianina. Emporté dans leur ferveur, visiblement, quelques contradictions se sont glissées dans les contre-offensives d’hier.
Le chef de l’État a, par exemple, soutenu : « Ce que le Président promet, il le réalise et vite », alors qu’il a déclaré juste avant : « Certains pensent que tout doit se faire immédiatement. Le développement durable nécessite du temps, même juste pour les négociations avec les bailleurs et la construction ».
Le locataire d’Iavoloha a souligné le fait que son projet de développement s’inscrit dans le long terme et a semblé souhaiter la patience de la population. « Certains disent que les routes et les ponts ne se mangent pas. Certes, mais ils vous permettent de manger », a-t-il défendu. Ses propos risquent, pourtant, de contredire l’objectif lancé par Olivier Solo­nandrasana Mahafaly, Premier ministre. Ce dernier qui a assuré devant l’Assem­blée nationale qu’en six mois les actions gouvernementales auront un impact sur le quotidien de chaque ménage.
Garry Fabrice Ranaivoson

 

3 commentaires

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  • Comment se fait-il que la population malgache puisse s’adhérer à la politique des Dirigeants du pays alors qu’elle se sent plus « OPPRIMEE » et « DELAISSEE »

  • Ou sont les institutions des sondages dans notre pays pour prouver à ce Président là que les Malgaches ont marres d’attendre des cascades de démagogie, des promesses non tenus,et surtout l’incapacité total à gérer les crises, et ou sont les vrais bailleurs de fonds