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Editorial

Mariage d’amour

Le dialogue public-privé se termine aujourd’hui. Durant une semaine l’État à travers le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation d’une part et le secteur privé représenté par divers groupements d’autre part se sont concertés pour trouver des solutions aux blocages du développement industriel. Une grande première dans les annales étant donné qu’auparavant il n’y avait vraiment pas de dialogue, chacun prêche dans sa paroisse. L’État et le secteur privé n’ont jamais été partenaires mais se traitent plutôt en adversaires. L’État n’en fait qu’à sa tête et le secteur privé subit.

Les choses semblent changer avec cette volonté de l’État de mettre le secteur privé à la place qu’il mérite. Et il ne s’agit pas de promesses en l’air mais d’engagement solennel de part et d’autre. Les deux parties s’engagent à concrétiser tout ce que cette semaine de réflexion et de débat aura retenu. Mais il faut dire que la volonté seule ne suffira pas et l’Etat ne peut pas donner ce qu’il n’a pas pour surmonter tous les problèmes de l’entrepreneuriale et de l’industrie. L’énergie semble un handicap difficile à s’en défaire étant donné la situation catastrophique de la Jirama. Des solutions ont été avancées au cours de cette semaine mais on se demande comment on peut les réaliser.

La fiscalité est également un domaine où on voit mal l’État faire de grosses concessions. D’un côté il veut bien aider le secteur privé pour qu’il puisse se développer, créer de l’emploi, faire tourner l’économie mais il est éternellement sous l’étau des bailleurs de fonds qui exigent une meilleure assiette fiscale. Et il n’y a que le secteur privé qu’on peut ponctionner comme c’est le cas actuellement.

L’État et le secteur privé sont ainsi deux funambules qui marchent en parallèle sur une même corde. Un exercice difficile où l’équilibre est impossible à tenir. Mais le plus important est que les deux parties ont compris qu’elles sont condamnées à réussir ensemble ou à couler ensemble. Et qu’un mariage d’amour dure davantage qu’un mariage de raison où l’assiette fiscale, l’impôt et taxe composent le dot.

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