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Secteur minier – L’Amazonite déchire les habitants d’Andina

Ramoha, habitante de Talaky, commune d’Andina a connu la prison dans cette brouille sociale.

L’éternel conflit sur un périmètre minier de la commune d’Andina, région Amoron’i Mania, a conduit dernièrement à l’emprisonnement d’une vieille femme.

RAMOHA, une habitante du fokontany de Talaky, commune d’Andina, district d’Ambositra, région Amoron’i Mania, a été mise en prison durant trois mois. Sa faute a été de refuser qu’on touche une partie de son terrain. Selon des sources locales, 30m de trou béant a conduit à la désintégration de la modeste habitation de Ramoha.

Ses plantations d’arbres ont été déracinées. Comme elle a refusé de coopérer avec un propriétaire de permis minier, l’affaire a été menée au tribunal et elle a été mise en prison. Avec le reste des habitants de cette localité, Ramoha est en litige avec un certain docteur, indiqué comme propriétaire d’un périmètre d’exploitation d’amazonite. « La mésentente entre le docteur et nous ne date pas d’aujourd’hui. Il veut tout simplement accaparer notre terrain pour pouvoir agrandir son périmètre. Près de 80 ha de superficie ne sont plus possibles à l’agriculture en raison de cette exploitation d’amazonite » explique un représentant des habitants, réunis dans une association dénommée « Soa Iombonana », venus à Antananarivo pour trouver secours. D’après lui, le docteur a toujours intimidé les habitants en amenant des éléments des forces de l’ordre pour faire déguerpir les habitants.

Contrat

« Dernièrement, quatre représentants de la police des mines sont arrivés, toujours pour nous intimider en menant encore des enquêtes sur Ramoha et sa famille. Mais dans cette histoire, il est utile de préciser que le service des Mines n’a jamais voulu effectuer une délimitation exacte du périmètre du docteur » explique encore l’interlocuteur.

La délimitation n’a jamais été possible car il faut une certaine entente avec les habitants locaux. Le directeur interrégional des Mines pour la province de Fianarantsoa confirme qu’en effet, c’est l’entente entre le propriétaire du permis et les habitants qui a fait défaut depuis des années. « Le permissionnaire a droit à des forces de l’ordre quand il se sent menacé dans ses activités d’exploitation ou qu’un certain envahissement est établi sur son terrain. C’est dans le code minier. Le fait que les éléments de la Police des Mines n’a pas d’ordre de mission claire, comme rapporté par les représentants des habitants, est faux. Ils sont censés passer devant les autorités pour pouvoir réaliser une mission spécifique. L’origine du problème est le non aboutissement d’un contrat social » explique Lazavonjy Randriatsimihata. Les poursuites engagées par l’association auprès du tribunal, relatives aux abus et aux troubles créés par cette mésentente sociale entre le propriétaire du permis et les habitants de Talaky, restent sans suite, d’après toujours la source.

Dans les années précédentes, quatorze plaintes ont été dressées à l’encontre de ce site d’amazonite existant depuis près de 22 ans. Le tarissement des eaux tirées par l’exploitation du minéral, des rizières transformées en champ de manioc, des creusements de tunnels qui détruisent les soubassements des habitations, des retombées économiques nulles pour le fokontany et la commune, sont entre autres les plaintes adressées aux autorités. Mais rien ne semble s’améliorer.

1 commentaire

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  • Des retombées écoomiques plus que nulles, en dessous-de la nullité c’est l’endettement même des personnes engagées, et celui de la nation Madagascar qui est obligé de quémander le riz chez les pays aussi bien en difficulté aussi. Donc double dette comme double peines.
    Il faudrait condammné cette emprisonnement qui incite au désordre civil en piétinant l’agriculture sociale et surtout la nature si chère au monde entier à ce jour.